Attentat à Ottawa: Blaney parle d'un cocktail explosif

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À la Chambre des communes, le ministre Blaney a déclaré que le «Canada fait face à une sérieuse menace terroriste  - une menace à laquelle nous devons répondre avec de solides mesures».

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

Jim Bronskill
La Presse Canadienne
Ottawa

Le ministre fédéral de la Sécurité publique a suggéré qu'un cocktail explosif de problèmes de santé mentale, de toxicomanie et d'idéologie extrémiste a mené au récent assassinat d'un soldat à Ottawa.

Steven Blaney a soutenu, lors d'une conférence de presse, mardi, que le Canada devait être vigilant au sujet des menaces posées par des personnes qui deviennent radicalisées pour quelque raison que ce soit.

Le gouvernement conservateur avait été vite sur la gâchette pour qualifier la fusillade mortelle qui a coûté la vie au caporal Nathan Cirillo au Monument national de guerre d'«acte terroriste».

Il a rapidement été découvert que le tueur, Michael Zehaf Bibeau, avait consommé des drogues, passé du temps dans un refuge pour sans-abri et avait un comportement imprévisible.

La GRC affirme qu'une vidéo enregistrée par l'homme avant la fusillade indique que ses actions avaient pour cause ses croyances religieuses et ses opinions sur la politique étrangère du Canada.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Thomas Mulcair considère que la fusillade du 22 octobre était un acte criminel, mais pas un acte terroriste.

La compagne de Nathan Cirillo, Andrea Polko, a écrit dans un message publié sur son compte Facebook que les Canadiens devraient se concentrer sur «l'état lamentable de la santé mentale au pays» et la nécessité d'implanter des programmes de traitement qui répondent à la «vraie» cause de la tragédie.

Deux jours avant l'attaque à Ottawa, Martin Couture-Rouleau, un homme connu de la GRC pour ses idées radicales, avait tué un soldat et en avait blessé un autre avec sa voiture à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«Nous devons nous adapter (...) pour que les Canadiens soient préparés et travailler avec les autres pays qui affrontent mêmes défis», a plaidé M. Blaney.

À la Chambre des communes mardi après-midi, le ministre Blaney a adopté un ton moins nuancé. Il a souligné qu'il était important «d'appeler un chat un chat» et de qualifier les deux attaques d'actes terroristes.

Il a exhorté tous les députés à appuyer le projet de loi du gouvernement qui augmenterait les capacités des agences d'espionnage canadiennes à localiser des suspects à l'étranger et à offrir une protection générale aux informateurs.

M. Blaney a déclaré que le «Canada fait face à une sérieuse menace terroriste  - une menace à laquelle nous devons répondre avec de solides mesures».

Les députés néo-démocrates et libéraux appuient l'idée d'étudier le projet en comité, mais ils considèrent qu'un débat approfondi sur la question est nécessaire.

«Nous avons beaucoup de questions importantes à demander au gouvernement», a indiqué le porte-parole du NPD en matière de sécurité publique, Randall Garisson.

Le NPD a proposé au gouvernement d'agir aussi sur le front de la prévention avec les communautés concernées.

Le porte-parole libéral Wayne Easter a quant à lui souligné l'importance que le Parlement ait de nouveaux outils pour surveiller les agences de renseignement.

Les Conservateurs ont rejeté toutes les propositions des partis de l'opposition pour réformer les services de renseignement du pays.

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