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Terrebonne: des candidats de l'opposition victimes d'intimidation

L'ancien maire de Terrebonne Jean-Marc Robitaille a démissionné de... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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L'ancien maire de Terrebonne Jean-Marc Robitaille a démissionné de ses fonctions l'automne dernier, sous la pression d'une série de perquisitions de l'UPAC.

Photo André Pichette, Archives La Presse

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Il y a un vent d'hostilité qui souffle à Terrebonne à quelques jours du déclenchement des élections municipales. Des candidats de l'opposition ont fait l'objet de menaces et d'intimidation, entraînant des plaintes à la police locale et même à l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Tout a commencé après l'assemblée quelque peu houleuse du conseil municipal du 11 septembre dernier. Le lendemain matin, la candidate indépendante Hélène Michaud a trouvé une vis dans un pneu de sa voiture. Quatre jours plus tard, un autre pneu était percé d'une autre vis. Pour Mme Michaud, il n'y a pas de coïncidence.

« J'ai signalé la situation à la police et à l'UPAC, compte tenu que j'ai beaucoup dénoncé sur la place publique l'administration de l'ancien maire Jean-Marc Robitaille », a expliqué à La Presse Mme Michaud.

Cette dernière dit avoir aussi subi des pressions au cours de campagnes électorales précédentes. Elle a donc fait installer des caméras de surveillance. « Je suis moins naïve et plus alerte », a-t-elle affirmé avant d'ajouter : « Il est hors de question de me laisser faire ».

L'Alliance démocratique Terrebonne (ADT) est également ciblée : pneus crevés du véhicule de l'organisateur électoral, appels anonymes à sa femme, lettres de dénonciation à des conseillères municipales et messages d'intimidation. Le candidat à la mairie Marc-André Plante a porté plainte jeudi dernier et a répété son geste hier auprès de l'UPAC.

Selon M. Plante, l'enquête menée actuellement par l'UPAC (projet Médiator) sur l'ex-maire Robitaille et sa garde rapprochée provoque un climat malsain où tous les coups semblent permis pour déstabiliser des adversaires. Des lettres reçues laissent comprendre que M. Plante aurait été suivi pendant des semaines. Mais ces « vieilles tactiques » doivent cesser afin de permettre un débat démocratique, soutient-il.

« Ça brasse. Et ce n'est pas le fruit du hasard », dit-il, en pointant en direction d'un certain « establishment » de Terrebonne périphérique à l'ère Robitaille. « On demande aux citoyens de s'exprimer le 5 novembre prochain sans trop savoir ce qui s'est passé dans l'administration municipale au cours des 20 dernières années. Ça provoque un climat très hostile », constate l'aspirant maire.

Jean-Marc Robitaille a démissionné de ses fonctions l'automne dernier, sous la pression d'une série de perquisitions de l'UPAC qui le visaient ainsi que son chef de cabinet Daniel Bélec, l'ex-directeur général de la Ville Luc Papillon et le conseiller municipal Michel Morin, qui présidait la Régie d'aqueduc intermunicipale des Moulins. Tous ont quitté leurs fonctions sauf M. Morin, qui est vice-président du comité exécutif de Terrebonne, aux côtés du maire intérimaire Stéphane Berthe.




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