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Confier la vente de cannabis à une société d'État rattachée au MSSS, dit l'IRIS

Une étude conclut que le cannabis, lorsqu'il sera légalisé, ne devrait pas être... (Photo archives La Presse)

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Une étude conclut que le cannabis, lorsqu'il sera légalisé, ne devrait pas être vendu par des entreprises privées, mais bien par une société d'État qui relèverait du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Cette étude, réalisée par l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS), estime qu'en rattachant cette future société d'État au ministère de la Santé, celui-ci pourrait mieux y intégrer les activités de prévention de la toxicomanie, par exemple, ou d'autres préoccupations de santé publique.

«On privilégie cette option-là. Après, il y a plein de partenariats possibles à penser, à envisager, avec la SAQ: pensons simplement au transport, à la distribution, à l'entreposage. La SAQ a des laboratoires pour tester la qualité des produits. Il est possible de mettre en place des partenariats pour éviter de doubler l'infrastructure», a suggéré l'auteur de l'étude, Philippe Hurteau, au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne.

Le chercheur souligne aussi que si la société d'État était rattachée au ministère des Finances, celui-ci risquerait, en période de déficit, de lui demander de verser des redevances plus généreuses, en privilégiant des objectifs commerciaux.

Plan B

Au cours de l'entrevue, il a aussi proposé un «plan B», si l'on ne veut pas créer une nouvelle société d'État. Il s'agirait de confier la vente de cannabis à une filiale de la Société des alcools du Québec, mais pas aux succursales de la SAQ proprement dites.

M. Hurteau conseille ainsi de ne pas vendre sous un même toit du cannabis et de l'alcool, afin d'éviter d'encourager la consommation conjointe des deux produits ou d'inciter les consommateurs d'alcool à essayer le cannabis qui serait étalé sous leurs yeux.

«Si le gouvernement décidait par simplicité, ou pour faciliter les choses, ou par souci d'efficacité, de créer une filiale de la SAQ, c'est une option qui est aussi à envisager, qui ne serait pas mauvaise», a opiné M. Hurteau.

Pour des fins de transparence, il importe de préciser que cette étude de l'IRIS a été en partie financée par le Syndicat des employés de magasins et de bureau de la SAQ, qui est affilié à la CSN.

Or, lorsqu'ils ont participé aux consultations du gouvernement du Québec, la CSN et son syndicat ont eux aussi revendiqué que l'État québécois prenne en charge la distribution du cannabis «afin d'en assurer un commerce responsable et de contrôler tous les leviers». Et eux aussi soutiennent qu'il faut «éviter que le commerce de l'alcool et du cannabis se fasse dans une même boutique».

Par ailleurs, le chercheur écarte l'idée d'en confier la vente aux entreprises privées, qui pourraient être tentées d'encourager la consommation chez les jeunes, afin d'accroître leurs profits, ou d'encourager la consommation des gros consommateurs.

Cela serait «contraire aux objectifs que dit vouloir atteindre le gouvernement québécois», souligne M. Hurteau.




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