Manifestation illégale à Québec: Jaggi Singh libéré

Le militant altermondialiste Jaggi Singh a été arrêté... (Photo Caroline Grégoire, archives Le Soleil)

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Le militant altermondialiste Jaggi Singh a été arrêté lors de la manifestation pro-immigration à Québec, dimanche.

Photo Caroline Grégoire, archives Le Soleil

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(Québec) Le militant montréalais d'extrême gauche Jaggi Singh a été libéré dimanche soir par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), peu de temps après son arrestation. Il pourrait être accusé de participation à un attroupement illégal, en lien avec la manifestation qui a dégénéré à Québec.

M. Singh était en tête d'un groupe de quelques dizaines de militants d'extrême gauche, plusieurs masqués, qui s'était rendu devant le stationnement de l'Édifice Marie-Guyart, point de rendez-vous de l'association ultranationaliste La Meute, peu avant 13 h. Vers 16, des policiers de l'escouade antiémeute ont procédé à l'arrestation, musclée, de Jaggi Singh, qui tentait de résister. L'attroupement avait été déclaré illégal après que des manifestants aient lancé des pièces pyrotechniques et des bombes fumigènes vers les policiers. Il y a également eu du vandalisme.

David Poitras, du SPVQ, a confirmé lundi matin que M. Singh a été libéré quelques instants après son arrestation. « Il pourrait faire face à des accusations pour participation à un attroupement illégal », a-t-il dit. D'éventuelles accusations lui seraient signifiées par sommation, mais M. Poitras a évoqué la possibilité que Jaggi Singh ait été libéré sous promesse de comparaître. S'il y avait comparution, ce ne serait pas avant un mois, selon le SPVQ. Il s'agit de la seule arrestation survenue dimanche.

Jaggi Singh s'est présenté à Québec comme un membre de Solidarité sans frontières. Avant son arrestation, il n'a pas voulu commenter les actes commis par des militants d'extrême gauche masqués qui l'accompagnaient. « Je ne suis pas porte-parole. Oui j'ai mon mégaphone, mon système de son, et j'ai une grande gueule. Mais je ne parle pas des intentions de tout le monde. (...) Je ne parle pas de choses que je n'ai pas vues. Et moi, j'appuie mes camarades ici. » Il a accusé La Meute de semer « la peur » et de promouvoir « la haine contre les minorités ». En 2001, pas très loin du complexe G, Jaggi Singh s'était également fait arrêter par les policiers. C'était lors d'une manifestation en marge du Sommet des Amériques.




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