Une controverse religieuse s'invite au Parc Safari

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L'Association musulmane du Canada avait réservé un espace du Parc Safari, dimanche, pour tenir un rassemblement de 900 personnes.

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Sylvain Larocque
La Presse

Le Parc Safari a lancé un appel au calme, mardi, après avoir été la cible de réactions virulentes sur les réseaux sociaux dans la foulée d'un événement organisé sur place par des musulmans, dimanche.

L'Association musulmane du Canada avait réservé un espace dans le jardin zoologique pour tenir un rassemblement de 900 personnes. En fin d'après-midi, un appel à la prière a été lancé à l'aide d'un mégaphone, ce que certains visiteurs n'ont pas apprécié.

L'événement a été filmé et diffusé sur Youtube.

Après avoir reçu «plusieurs plaintes», le Parc Safari a tenté de calmer le jeu sur sa page Facebook. «Le Parc Safari est désolé que la liberté de religion ait pu offenser des gens, a écrit l'entreprise. En aucun cas, cela n'était l'objectif recherché.»

Au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse, mardi, le propriétaire du Parc Safari, Jean-Pierre Ranger, a assuré que le volume sonore du mégaphone respectait les règles et qu'il n'était pas susceptible d'importuner significativement les autres visiteurs.

«La vidéo montre un moment où quelqu'un avec un mégaphone fait un appel à la prière. Bien oui, et puis? Ç'a duré cinq minutes. Ils n'ont pas dérangé 5000 personnes», dit M. Ranger.

Des centaines de personnes ont réagi à la publication du Parc Safari sur Facebook. Certains ont soutenu que l'événement n'avait pas sa place parce que le Parc Safari n'est pas un «lieu de culte» et que la religion «doit se vivre à la maison». D'autres ont salué l'«ouverture» et le «courage» de l'entreprise.

«Il y a un malaise»

Les regroupements et entreprises qui réservent un espace au Parc Safari ne paient pas de frais spéciaux, mais chaque participant doit débourser le tarif d'entrée, qui oscille entre 26 et 39 $, plus taxes. M. Ranger reconnaît qu'il courtise les communautés culturelles, et ce, depuis des années. Les publicités du Parc Safari sont traduites en 20 langues.

«Je ne me mêle pas du contenu éditorial des événements, pourvu que les gens ne se promènent pas tout nus, qu'ils ne font pas d'orgies et qu'ils ne deviennent pas ivres», a énuméré l'homme d'affaires de 73 ans.

«Je ne suis pas heureux de la situation parce que si on pouvait l'éviter, ce serait mieux, mais ça nous permet de constater qu'il y a un malaise», a-t-il poursuivi en faisant référence à l'inconfort que vivent certains Québécois à l'égard des musulmans.

Haroun Bouazzi, coprésident de l'Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec, s'est indigné des commentaires de certains internautes, qu'il a qualifiés de «haineux».

«Ce n'est qu'une preuve de plus qu'il y a des groupes hyperactifs sur les réseaux sociaux qui carburent à la haine des minorités religieuses et principalement des minorités musulmanes», a commenté M. Bouazzi.

«Il est évident que ce non-événement, ça n'a rien à voir avec la laïcité parce que le Parc Safari n'est pas une institution de l'État», a-t-il ajouté.




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