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Des technos canadiennes se mobilisent pour l'immigration

«Comme entrepreneur, je souhaite que le Canada continue... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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«Comme entrepreneur, je souhaite que le Canada continue de promouvoir des politiques d'ouverture. Elles nous permettent d'attirer ici les meilleurs talents au monde, sans discrimination, ni frontières», dit LP Maurice, président et cofondateur de Busbud, spécialisée dans la réservation de billets d'autocar.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

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Des entreprises technologiques canadiennes se mobilisent pour répondre aux politiques d'immigration américaines. Et elles proposent à Ottawa de mettre en place un visa spécifique pour attirer les personnes visées par le décret signé vendredi par Donald Trump.

Le mouvement a pris de l'ampleur durant la journée d'hier. Une pétition, émanant de l'Ontario, a vu sa liste de partisans s'allonger d'heure en heure. Au dernier décompte, il y avait plus de 300 signatures.

Parmi la liste, on retrouve des dirigeants de Shopify, League, Wattpad et Omers Venture. À Montréal, ce sont entre autres ceux de Real Ventures, Busbud, Diagram, Local Logic, Fuzzy.ai.

Une lettre ouverte accompagne la pétition. Son message est clair: la diversité est une force.

«En tant que communauté, ensemble, nous nous opposons à la marginalisation de personnes en raison de leur lieu de naissance, de leur origine ethnique ou de leur religion.» - Extrait de la lettre ouverte accompagnant la pétition

Louis-Philippe (LP) Maurice a signé la pétition. «Montréal est un lieu fort de diversité au sein du pays. Cette inclusion propulse notre créativité et notre innovation, dit le président de Busbud. Comme entrepreneur, je souhaite que le Canada continue de promouvoir des politiques d'ouverture. Elles nous permettent d'attirer ici les meilleurs talents au monde, sans discrimination, ni frontières. Et ça contribue à notre économie et à notre communauté.»

Exode des cerveaux

Cette sortie des technos canadiennes fait suite au récent décret adopté par le président américain.

On interdit, notamment, l'entrée aux États-Unis, pour 90 jours, aux ressortissants provenant de sept pays musulmans - l'Iran, l'Irak, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen.

Pour accompagner un possible exode des cerveaux vers le pays, la communauté techno canadienne propose à Ottawa de mettre en place un visa spécifique.

Du coup, les «personnes visées et déplacées par le décret américain» obtiendraient le droit de résidence temporaire au Canada.

Ils pourraient ainsi y travailler, «tout en ayant accès à des aides», jusqu'à l'obtention de la résidence permanente.

Cette proposition s'inscrit dans l'esprit du plan dévoilé l'automne dernier par le ministre fédéral des Finances. Bill Morneau avait notamment appuyé la mise en place d'un visa rapide pour les talents technologiques.

Immigration

Les firmes canadiennes rappellent que beaucoup d'entrepreneurs technos à succès, d'experts et de travailleurs qualifiés sont immigrants ou enfants d'immigrants.

«La puissance de l'inclusion, la diversité des courants de pensée, les talents et les compétences ne connaissent pas de frontières», précise-t-on dans la lettre.

Christian Bélair, président de la firme de services-conseils Credo, a publié une étude sur les start-up de Montréal en novembre dernier.

«On a constaté qu'il y avait un très fort pourcentage des start-up ayant des employés venant de l'international», dit-il.

Les plus grands défis auxquels les firmes sont confrontées, ajoute-t-il, sont liés à la recherche de talents et à l'expérience sur le marché du travail. «On veut faire venir des gens ici, mais pour éviter les difficultés, il faut faciliter les processus d'immigration et de permis de travail», dit M. Bélair.

C'est une situation préoccupante. Le Conseil des technologies et des communications prévoit un déficit de 200 000 travailleurs en 2020.

«C'est déjà un grand besoin et, à ce moment-ci, avec ce qui se passe aux États-Unis, il y a une occasion de plus pour le Canada de faire venir des gens qui sont talentueux et qui ont de l'expérience», dit-il.

Le consultant rappelle que la culture start-up est très axée sur la diversité. «Travailler avec des gens de professions, de cultures et d'horizons différents renforce le produit ou le service, dit-il. Et d'avoir des gens d'origines différentes permet d'adapter son offre et de mieux vendre sur les marchés internationaux.»




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