• Accueil > 
  • Actualités 
  • > Le député européen José Bové interdit d'entrer au Canada 

Le député européen José Bové interdit d'entrer au Canada

José Bové... (Archives AFP)

Agrandir

José Bové

Archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le député écologiste au Parlement européen José Bové sera expulsé du Canada mercredi par l'Agence des services frontaliers du Canada, a confirmé l'élu français à La Presse, en fin de soirée. Les douaniers auraient invoqué ses coups d'éclat passés contre le géant McDonald's, notamment, il y a une quinzaine d'années, pour justifier sont interdiction d'entrer au pays.

Le militant altermondialiste et opposant au traité de libre-échange avec l'Union européenne était coincé aux douanes de l'aéroport Montréal-Trudeau depuis 15h30. Il devait participer ce soir à une discussion sur le libre-échange au Centre Saint-Pierre à Montréal. 

«Il avait pris un visa électronique comme moi, moi je suis passé, pas lui, et personne ne lui a encore expliqué pourquoi», a expliqué Jean-Marc Desfilhes, son attaché politique, qui arrivait de France avec M. Bové.

«C'est extrêmement curieux, a ajouté M. Desfilhes. En Europe il est un de ceux qui s'expriment le plus fortement contre le traité avec le Canada et là il est bloqué à la frontière. Il y a forcément quelque chose de politique.»

M. Bové le pense aussi. «#Canada Bloqué depuis 3 h à l'aéroport de Montréal. Les opposants au #CETA ne sont pas les bienvenus dans ce pays», a-t-il publié sur le réseau Twitter vers 19h.

«Il attend dans une salle. Deux personnes examinent son dossier. Il aimerait qu'on lui donne une raison et savoir s'il doit repartir ou pas», a expliqué M. Desfilhes, en début de soirée, avant que la décision ne tombe. L'attaché de M. Bové a ajouté qu'on lui avait posé des questions sur son passé, ses condamnations au sujet de ses actions contre les OGM et le libre-échange notamment. «Mais il n'a pas de casier, pas de problème avec la justice, c'est un élu du Parlement européen, il a un visa...»

La discussion sur le traité de libre-échange où il devait parler est allée de l'avant quand même. «Mais c'est quand même paradoxal qu'il soit bloqué à la frontière alors qu'il est ici pour parler de libre-échange», a commenté Sujata Dey, porte-parole du Conseil des Canadiens, l'organisme qui a invité M. Bové.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer