• Accueil > 
  • Actualités 
  • > Palmarès des municipalités: coups de frein sur les dépenses 

Palmarès des municipalités: coups de frein sur les dépenses

Alors que la croissance des dépenses des villes... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Alors que la croissance des dépenses des villes était trois fois supérieure à l'inflation de 2010 à 2013, les chercheurs ont noté pour la première fois un important ralentissement en 2014.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La croissance des dépenses des villes québécoises a considérablement ralenti en 2014, selon les résultats du plus récent Palmarès des municipalités de HEC Montréal. Le resserrement dans la gestion des finances a été tel que les 10 plus grandes villes du Québec ont même réussi à réduire leur facture, économisant au passage 98 millions.

Depuis quatre ans, le Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal suit à la loupe l'évolution des dépenses des 1100 municipalités québécoises. Alors que leur croissance était trois fois supérieure à l'inflation de 2010 à 2013, les chercheurs ont noté pour la première fois un important ralentissement en 2014. Les dépenses par habitant ont en effet augmenté de 0,9%, soit moins que la hausse des prix à la consommation (1,9%).

«Il semble qu'il y ait des possibilités pour faire de la gestion, de livrer des services municipaux sans être condamnés à des hausses de 5% à 6% par année», se réjouit Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité. Il ajoute que «les municipalités qui disaient ne pas avoir de marge de manoeuvre ont quand même réussi à contrôler leurs dépenses. Peut-être qu'elles avaient plus de marge qu'elles pensaient, finalement».

L'Union des municipalités du Québec (UMQ), qui représente les principales villes de la province, se réjouit de ces résultats. Sa présidente, Suzanne Roy, y voit une démonstration de l'efficacité des outils donnés aux villes pour mieux contrôler l'augmentation de leurs dépenses.

«Ce qui est important, c'est de respecter la capacité de payer de nos citoyens. On n'est pas une entreprise qui veut faire plus de bénéfices pour nos actionnaires. Il n'y a pas un maire qui est content d'augmenter ses taxes parce que ses dépenses augmentent en grande partie pour des éléments qu'il ne contrôle pas», dit Suzanne Roy. 

L'organisation déplore depuis plusieurs années que les normes et exigences imposées par le gouvernement contribuaient à augmenter les dépenses des villes sans prévoir de revenus supplémentaires. Le plus récent pacte fiscal a prévu des mesures pour que le fardeau imposé par les décisions de Québec soit désormais pris en compte.

Baisse dans les grandes villes

Le Palmarès 2016 réservait une autre surprise de taille aux chercheurs du Centre sur la productivité et la prospérité: les 10 grandes villes du Québec n'ont pas simplement réussi à ralentir la croissance de leurs dépenses, mais elles sont parvenues à les réduire. Prises ensemble, les villes de plus de 100 000 habitants affichent ainsi une baisse de 1,3% de leurs dépenses par habitant.

Les chercheurs de HEC Montréal évaluent ainsi que cette baisse représente une économie de 98 millions, soit environ 50 $ par citoyen.

Six des dix grandes villes ont réussi à réduire leurs dépenses par habitant. Et les quatre qui n'y sont pas parvenues affichent tout de même une croissance nettement inférieure à celle relevée de 2010 à 2013.

Parmi les grandes villes, c'est Saguenay qui a le mieux réussi à réduire ses dépenses par habitant en 2014. Cette baisse de 6,5% marque un virage d'autant plus important que la ville de Jean Tremblay affichait une augmentation moyenne de 5,4% par an de 2010 à 2013. Cette baisse observée en 2014 représente ainsi une économie de 16 millions, ou 123$ par citoyen. Montréal fait bonne figure avec une baisse de 3,4%, ce qui représente une baisse de 80,72 $ par citoyen.

À l'autre bout du spectre, les dépenses ont augmenté de 2,2% en 2014 à Lévis, ce qui représente une hausse de 36 $ par citoyen. Ce résultat reste tout de même inférieur à la croissance moyenne de 5,2% affichée de 2010 à 2013 dans cette ville.

Plus difficile pour les petites villes

Malgré les bonnes nouvelles, le Palmarès vient à nouveau souligner cette année les difficultés financières des plus petites localités de la province. Contrairement aux grandes villes, les municipalités de moins de 5000 habitants n'ont pas réussi à réduire leurs dépenses. Reste que la hausse enregistrée est nettement plus faible que celle observée par le passé. Elle s'est chiffrée à 1,2% en moyenne, alors qu'elle oscillait de 5% à 10% lors des années précédentes.

Le Centre sur la productivité et la prospérité constate que les municipalités de moins de 1000 habitants affichent les dépenses par citoyen les plus élevées. Elles s'élevaient à 1953 $ par habitant, soit plus de 130 $ de plus que la moyenne provinciale.

L'UMQ fait le même constat au sujet des difficultés des petites municipalités. «C'est souvent plus difficile parce qu'elles ont moins de ressources, dit Suzanne Roy. On doit encourager les regroupements de services et le partage des expertises.»

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

  • Sherbrooke s'est serré la ceinture

    Actualités

    Sherbrooke s'est serré la ceinture

    Sherbrooke est parvenue à réduire la croissance annuelle moyenne de ses dépenses municipales par habitant en 2014. Si les dépenses avaient crû de 4,9... »

  • Bernard Sévigny élu président de l'UMQ

    Actualités

    Bernard Sévigny élu président de l'UMQ

    Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny succède à la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, à la présidence de l'Union des municipalités du Québec... »

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer