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La Québécoise Louise Blouin nommée dans les Panama Papers

Louise Blouin détiendrait cinq filiales outre-mer basées aux... (Photo Wikimedia commons)

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Louise Blouin détiendrait cinq filiales outre-mer basées aux îles Vierges britanniques, selon des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d'investigation.

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Précision : À la suite de la publication d'un article, le 9 avril dernier, des lecteurs ont pu comprendre que Mme Louise Blouin aurait tenté d'éluder le paiement d'impôts au Canada ou ailleurs ou qu'elle aurait agi illégalement. Par souci de clarté, nous souhaitons préciser que telle n'était pas notre intention. Mme Blouin n'est plus résidente du Canada depuis plus de trente ans et, à ce titre, elle n'aurait pas à y payer d'impôts et la présence de son nom dans les Panama Papers ne signifie pas qu'elle ait pu commettre quelque illégalité que ce soit. Nos excuses.

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Le nom de la richissime femme d'affaires et philanthrope québécoise Louise Blouin se retrouve à plusieurs reprises dans les Panama Papers, cette colossale fuite de documents confidentiels sur les paradis fiscaux, a révélé samedi le Toronto Star. 

Louise Blouin détiendrait cinq filiales outre-mer basées aux îles Vierges britanniques, selon des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), dont fait partie le quotidien torontois.

« Je présume que tout est en règle. Je ne suis pas avocate, je ne suis pas comptable. Tout ce qui a été planifié structured] aux îles Vierges britanniques a été réalisé par [la firme] Deloitte il y a bien des années au Royaume-Uni », s'est-elle défendue dans une entrevue rarissime accordée au Toronto Star.

Originaire de Dorval, sur l'île de Montréal, Louise Blouin est à peu près inconnue des Québécois, malgré sa grande richesse. Cette philanthrope vit d'ailleurs à l'extérieur du pays depuis une trentaine d'années, où elle dirige Louise Blouin Media, entreprise d'édition de magazines du domaine culturel et artistique.

Les filiales outre-mer de son empire n'ont pas été créées pour éviter de payer de l'impôt, mais pour faciliter ses transactions immobilières, a-t-elle martelé au Toronto Star. « Ils voulaient probablement que rien ne soit à mon nom. Peu importe la raison, ils pensaient que ça vaudrait mieux. Je ne sais pas. Mais ce n'était pas pour des raisons fiscales », a expliqué Louise Blouin au quotidien.

Il existe par ailleurs de nombreuses raisons légitimes de créer et posséder légalement de telles sociétés. La fuite de 11,5 millions de documents détenus par la société de Panama Mossack Fonseca soulève toutefois certaines questions sur le blanchiment d'argent et l'évasion fiscale rendus possibles par l'opacité de telles filiales outre-mer.

Louise Blouin ne savait pas que son nom se trouvait dans cette fuite historique, a-t-elle déclaré au Toronto Star. « Je ne savais même pas... Ce n'est pas pertinent. Ce n'est pas parce que vous êtes dans cette liste que vous avez fait quelque chose de mal », a-t-elle affirmé au quotidien ontarien. Louise Blouin précise par ailleurs qu'elle ne paie pas de taxes au Canada, puisqu'elle réside en Suisse.

Louise Blouin a notamment fait fortune en investissant dans l'entreprise Trader Classified Media avec son ex-mari John MacBain dans les années 90. Le Devoir écrivait en 2009 qu'elle était l'une des 25 femmes les plus riches du monde. Le journal Canadian Business estimait ses avoirs à 425 millions il y a 10 ans. Elle détient de luxueuses propriétés de plusieurs millions de dollars à New York, Londres et Mont-Tremblant.

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