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Un groupe religieux en Estrie ne peut poursuivre l'État français

Olivier Manitara Martin... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Olivier Manitara Martin

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Un groupe religieux installé en Estrie vient d'essuyer un revers dans sa poursuite contre un représentant de l'État français qui a dénoncé leurs «thèses apocalyptiques», semblables à celles du funèbre Ordre du temple solaire (OTS), en plus de décrire leur gourou comme un «sinistre individu».

L'Ordre des esséniens, communauté organisée autour des enseignements du «fils du Soleil» autoproclamé Olivier Manitara Martin, songe maintenant à poster ses griefs de l'autre côté de l'Atlantique.

L'organisation en veut à Serge Blisko, patron de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), pour ses propos critiques repris dans La Presse à l'automne 2014.

Mais le mois dernier, la Cour supérieure a jugé que comme la MIVILUDES relève du gouvernement français, les propos de M. Blisko ne peuvent faire l'objet d'une poursuite au Québec. La réclamation de 30 000$ en dommages a donc été écartée.

«Le Tribunal conclut que la Loi sur l'immunité des États permet à M. Blisko, représentant officiel de l'État français, de se soustraire à la juridiction des tribunaux québécois, a écrit la juge Guylène Beaugé. La Cour supérieure du Québec n'a pas compétence sur le présent litige.»

Les esséniens - défendus par une avocate du cabinet de Julius Grey - ont déploré la décision du tribunal.

«L'Église essénienne chrétienne a décidé de ne pas porter en appel le jugement de la Cour supérieure du Québec, mais est actuellement en train d'étudier toutes les possibilités de porter plainte devant les juridictions de la France», a indiqué le «service de presse» du groupe religieux dans un courriel.

Celui-ci avait été durement attaqué par M. Blisko l'automne dernier.

«[Olivier] Manitara dirige un groupe de plusieurs centaines de personnes entre la France et le Québec. C'est un ordre un peu mystique, un peu franc-maçon, mais en dehors de tous les circuits officiels», avait-il confié en entrevue téléphonique. Le groupe «ressemble beaucoup» à l'OTS et est mené par un «sinistre individu», ajoutait-il.

«L'Eglise essénienne chrétienne déplore que de tels propos, profondément insultants et diffamatoires, soient tenus et relayés, alors que depuis plus de 20 ans, elle n'a fait l'objet d'aucune plainte ni même d'aucun incident», réplique le communiqué.

Du côté de la MIVILUDES, on se réjouissait du jugement de la Cour supérieure.

«Mon client est satisfait que le tribunal ait reconnu le fait qu'il s'exprimait au nom d'un organisme français rattaché au premier ministre sur un mouvement né en France et un mouvement qui est encore bien implanté en France», a indiqué Natacha Mignon, avocate du consulat de France à Montréal. Il pouvait donc «bénéficier d'une immunité» devant les tribunaux québécois.

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