Le hijab interdit en Cour, tranche une juge

La juge Marengo a affirmé que les couvre-chefs... (Photo archives La Presse)

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La juge Marengo a affirmé que les couvre-chefs et les lunettes de soleil n'étaient pas admis en salle d'audience. «Et je ne vois pas pourquoi des foulards couvrant la tête le seraient», a-t-elle ajouté.

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Le port du hijab est interdit au tribunal, selon une juge de la Cour du Québec, qui a refusé cette semaine d'entendre une plaignante musulmane portant le foulard religieux sur sa tête.

Rania El-Alloul tentait de faire annuler la saisie de son véhicule, mais son audience a été annulée, a rapporté la CBC, qui a obtenu l'enregistrement audio de l'intervention

«Selon moi, la salle de cour est un endroit et espace séculier. Il n'y a pas de symboles religieux dans cette pièce, pas sur les murs ni sur les personnes», a affirmé la juge Eliana Marengo mardi dernier.

«Toute personne apparaissant devant la Cour du Québec doit être vêtu convenablement. À mon avis, vous n'êtes pas vêtue convenablement.»

La juge Marengo a affirmé que les couvre-chefs et les lunettes de soleil n'étaient pas admis en salle d'audience. «Et je ne vois pas pourquoi des foulards couvrant la tête le seraient», a-t-elle ajouté.

«Je ne vais donc pas vous entendre si vous portez un foulard sur la tête».

Toujours selon l'enregistrement de la CBC, Mme El-Alloul lui a répliqué qu'elle portait le hijab depuis «plusieurs années» et qu'elle ne pouvait pas le retirer.

En entrevue avec le diffuseur public anglophone, la dame a affirmé qu'elle ne se «sentait plus Canadienne». «Quand elle m'a dit de retirer mon hijab, je sentais qu'elle ne me parlait pas comme une humaine», a-t-elle ajouté. Je ne veux pas que ça arrive à une autre femme. Ce n'est pas le travail d'un juge. Elle ne mérite pas d'être une juge.»

À la Cour du Québec, la juge en chef Élizabeth Corte a refusé de se mêler de l'affaire.

«Il y a - dans le réglement de la Cour - des articles qui parlent de comment se vêtir et du décorum, mais il n'y a pas d'autres instructions ou lignes directrices qui sont donnés au juge», a affirmé la chef de cabinet Annie-Claude Bergeron. «C'est une décision judiciaire qui a été rendue par le juge [...] alors je ne peux pas commenter - soutenir ou défendre ou commenter.»




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