L'ex-journaliste Gérald LeBlanc n'est plus

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Gérald LeBlanc

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Dans les années 70, le journaliste Gérald LeBlanc a quitté la prêtrise parce qu'il s'y sentait à l'étroit. Dimanche, l'ex-chroniqueur de La Presse et du Devoir a quitté les siens en laissant derrière lui un héritage aussi vaste que l'a été sa passion pour son métier.

Il est mort d'un cancer, à l'âge de 76 ans, à la Maison des soins palliatifs de la Rivière-du-Nord, à Saint-Jérôme. Sa belle-fille Anandaé et sa conjointe, Jocelyne Lepage, aussi une ex-journaliste de La Presse, étaient à ses côtés.

Gérald LeBlanc a fait ses premières armes en journalisme lorsqu'il a publié, dans Le Devoir, des articles sur l'Église « rebelle » des Pays-Bas, où il étudiait la théologie au tournant des années 70.

L'écriture du père eudiste a séduit la direction. Le « père LeBlanc » a été embauché au Devoir à temps pour couvrir la crise d'octobre 1970. Désormais « travailleur de l'information », prêtre défroqué, il a mené en 1975 la première grève de l'histoire des journalistes du Devoir. Il y a couvert l'éducation et la politique, notamment l'entrée en vigueur de la loi 101.

En 1977, il est devenu correspondant parlementaire pour le Montréal-Matin, qui a fermé ses portes un an plus tard. Entre-temps, de 1978 à 1980, il a assuré la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Au début des années 80, il est passé à La Presse, où il est devenu chroniqueur. À l'époque, ces journalistes d'opinion étaient rares. À preuve, seul un certain Pierre Foglia aurait alors eu une définition de tâches semblable à la sienne...

« Gérald LeBlanc n'avait aucun mépris envers les gens, même ceux qui exprimaient les positions les plus extrêmes. », souligne Daniel Lemay, journaliste de La Presse.

Jusqu'à la fin, ce dernier a visité Gérald LeBlanc à sa résidence de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, dans les Laurentides. Il y allait pour « fendre son bois ». Et pour profiter de son sens de l'humour, aussi.

Gérald LeBlanc est resté journaliste, de coeur et d'esprit, bien après sa retraite, en 2002. Son ami et ancien collègue, l'éditorialiste en chef André Pratte, se souvient avec humour des courriels de remontrances qu'il lui envoyait parfois après avoir lu ses opinions. « Détestant les croisades, mon ami me désarçonnait en deux ou trois phrases assassines », écrit-il aujourd'hui.

« J'ai pu aussi constater, lors de sa dernière visite à New York, en septembre, qu'il n'avait rien perdu de sa passion pour la défense de la langue française et du Québec », se rappelle également Richard Hétu, correspondant de La Presse à New York. « Même affaibli physiquement, il semblait prêt à remonter au créneau ! »

Dimanche, Gérald LeBlanc est plutôt monté au ciel. Prêt à alimenter de nouveaux débats, il va sans dire.

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