Régimes de retraite: un front «radical» s'ajoute

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Les employés du transport public du Québec promettent de « radicaliser » leurs actions pour dénoncer le projet de loi 3.

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Un nouveau front s'ouvre dans la bataille des employés municipaux contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite. Les employés des transports publics du Québec promettent de «radicaliser» leurs actions. Les chefs syndicaux du plus important regroupement d'employés du secteur des transports de la province se réuniront en début de semaine prochaine pour décider des moyens de pression à adopter afin de s'opposer au projet de loi, a appris La Presse.

«On est prêts à aller jusqu'au bout», lance Richard Ouimet, président du Conseil provincial du secteur du transport terrestre au Québec, affilié à la FTQ. Le syndicat regroupe plus de 7200 employés, majoritairement des chauffeurs d'autobus de Montréal, Longueuil, Laval, Trois-Rivières, Sherbrooke et Saguenay.

Le président affirme ne pas vouloir toucher aux services à la population «pour l'instant». Mais il n'exclut pas cette option une fois la commission parlementaire terminée. «On ne promet rien», avoue-t-il.

Cette commission parlementaire sur les régimes de retraite commence ses consultations le 20 août.

Si les acteurs n'arrivent pas à trouver de solution, Richard Ouimet lance cet avertissement aux libéraux: «On laisse la chance au coureur, mais si rien ne bouge et que nous ne sommes pas entendus, nous allons trouver les moyens de nous faire entendre.»

Le transport par autobus et par métro est considéré comme un service essentiel, ce qui restreint le droit à la grève. Malgré tout, le syndicat promet d'être «imaginatif».

«On va utiliser tous les moyens de pression, même si c'est limité, et après ça, on va regarder», a dit M. Ouimet, sans toutefois vouloir expliquer le fond de sa pensée.

Des actions parallèles

Les employés des transports publics tiennent donc à mener leur propre campagne, en parallèle de celle dirigée par la Coalition syndicale pour la libre négociation. Cette dernière regroupe plus de 55 000 membres. La majorité des membres sont des pompiers, des policiers, des cols bleus et des cols blancs.

L'autre regroupement des travailleurs dans le secteur du transport, la Fédération des employés du service public, affiliée à la CSN, promet aussi d'être bruyant. La fédération représente plus de 6000 chauffeurs et préposés à l'entretien, notamment à Québec et à Gatineau. «C'est épouvantable la frustration que génère le projet de loi 3 chez nos membres», affirme le président Denis Marcoux.

Le projet de loi déposé en juin dernier par le gouvernement Couillard propose entre autres de répartir également les déficits passés, présents et à venir des régimes de retraite entre les employés et la municipalité.

«Les maires voient ça comme une opportunité de sabrer nos conditions de travail», ajoute M. Marcoux.

Il tient à souligner que son organisation augmentera aussi la pression au cours des prochaines semaines. «En même temps, on ne sait pas comment le gouvernement va agir en commission parlementaire [qui débutera le 20 août]. Mais ce qu'on entend dans les corridors, c'est qu'ils tiennent la ligne.» C'est pourquoi l'organisation est en train d'établir un plan d'action pour préparer l'automne, qui s'annonce chaud dans ce dossier.

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