Longueuil dans la ligne de mire de l'UPAC

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La période qui intéresse l'UPAC touche deux administrations longueuilloises: celle de Claude Gladu (à droite), qui a été maire de 1994 à 2001, et celle de Jacques Olivier, de 2002 à 2006.

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L'Unité permanente anticorruption (UPAC) enquête sur une série de contrats adjugés par la Ville de Longueuil durant la période des fusions municipales, affirme le directeur général de la Ville, Renald Gravel. Signe que les soupçons de collusion et de corruption inquiètent aussi au sud de Montréal, la mairesse Caroline St-Hilaire a annoncé mercredi une révision complète des règles d'adjudication des contrats publics.

M. Gravel confirme qu'il a reçu cet automne la visite des enquêteurs de l'UPAC, «comme la majorité des grandes villes québécoises». Ils l'ont questionné sur certains appels d'offres, mais il refuse de dire lesquels. Il indique toutefois que les contrats en cause ont été adjugés durant la période des fusions, en 2001 et 2002.

La période qui intéresse l'UPAC touche deux administrations longueuilloises: celle de Claude Gladu, qui a été maire de 1994 à 2001, et celle de Jacques Olivier, de 2002 à 2006.

Renald Gravel attend toujours des nouvelles de la visite des enquêteurs de l'UPAC. Il précise qu'aucun fonctionnaire de sa ville n'a été suspendu ou congédié sur des soupçons de corruption.

M. Gravel affirme également que les enquêteurs de la commission Charbonneau lui ont demandé certains documents.

En poste depuis août, Renald Gravel a été nommé directeur général de Longueuil à la suite du départ de Guy Benedetti, qui a été en poste pendant 7 ans.

Collusion sur la Rive-Sud

Largement épargnée jusqu'à présent par les révélations de la commission Charbonneau, la Ville de Longueuil n'aurait pas été exempte de collusion et de corruption, selon deux témoins entendus cet automne.

L'ex-entrepreneur Lino Zambito a affirmé en octobre qu'il y avait un système là aussi, comme partout dans la région de Montréal. «Il y a un système qui existe sur la Rive-Sud. Je suis au courant que les entrepreneurs se parlent entre eux.» Le témoin vedette a précisé qu'une quinzaine d'entrepreneurs s'y partageaient les contrats municipaux.

Un autre témoin, Elio Pagliarulo, a indiqué que Paolo Catania lui avait confié qu'il avait la mainmise sur les contrats de Brossard. «Personne ne va faire affaire avec Brossard. C'est ma ville», lui aurait-il dit un jour.

L'actuelle mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, plutôt que d'attendre les conclusions de l'enquête publique, a demandé une révision complète des règles d'attribution des contrats de la Ville. «Dans un contexte où la confiance de citoyens a été ébranlée par les révélations fracassantes de la commission Charbonneau, nous voulons nous assurer que chaque dollar soit correctement investi. Nous procéderons donc à une réforme complète de nos pratiques en matière d'achat de biens et services.»

Caroline St-Hilaire espère que les enquêtes en cours permettront de voir si sa ville a été touchée par la collusion et la corruption avant son arrivée au pouvoir, en 2009. «C'est très difficile pour moi d'avoir le portrait des années avant que j'arrive. C'est à l'UPAC et la commission Charbonneau de faire la lumière sur tout ça.»

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