Éric Hamel, Radisson

Éric Hamel, 53 ans, Radisson, employé d'Hydro-Québec.... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Éric Hamel, 53 ans, Radisson, employé d'Hydro-Québec.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Qu'est-ce qui vous préocupe en ce moment ?

J'ai ma réunion de radio locale de Radisson ce soir. Pour moi, c'est une préoccupation parce que c'est quelque chose qui me tient à coeur. On travaille, mais on fait autre chose, on est aussi des voisins.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis en colère ?

C'est très rare. Je voyais des images de guerre hier à la télévision, en Syrie. Mon père regardait beaucoup les nouvelles, même s'il n'était pas allé longtemps à l'école. Je me disais : câline, c'est pareil comme quand mon père lisait La Presse. Ça n'a pas changé, malheureusement. Ça me met en colère, je me demande pourquoi ils ne s'en sortent pas, ces pays-là. Ils ont le droit d'avoir de la paix, eux aussi.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis de bonne humeur ?

Le soleil aujourd'hui. Ça a parti la journée du bon pied. On dit parfois que les choses simples sont les meilleures...

Quelle est la dernière personnalité publique dont la mort vous a ému ?

Janine Sutto, une grande comédienne qui a atteint toutes les générations. Je ne peux pas dire que je suis quelqu'un de théâtre, mais j'ai beaucoup de respect pour ces gens-là.

Si vous pouviez et vouliez vivre dans une autre ville du Québec, laquelle serait-ce, et pourquoi ?

Vers le sud, à Valleyfield, qui est mon nouveau chez-nous. J'ai eu 53 ans et c'est ma première maison que j'ai achetée cette année.

Si vous pouviez changer une seule chose dans votre circonscription, qu'est-ce que ce serait ?

Ce serait très, très simple, ce serait une visite de nos députés. Ils ne viennent pas, ils ne viennent qu'aux élections. Ils ne viennent pas consulter la population en tant que citoyens.

Si vous pouviez changer une seule chose au Québec, qu'est-ce que ce serait ?

Il n'y a pas grand-chose qui nous atteint ici, on est loin. Mais je dirais que ce serait davantage de répartition de la richesse. Autant on vit bien ici à la Baie-James, autant il y a des gens qui sont moins bien ailleurs.

Quel est le dernier contenu que vous avez partagé sur Facebook ?

J'ai une amie qui a partagé l'image d'un animal qui n'a pas bu son café. C'est un chihuahua qui regarde avec un regard agressif. Elle disait que c'était comme ça qu'elle se sentait avant d'avoir pris son café. Une image drôle. J'aime beaucoup les images d'humour ; celle-là, je la trouvais drôle, alors ce matin, je l'ai publiée. Sur Facebook, je ne suis pas très, très « grandes pensées ».

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Ça va faire 31-32 ans que je vis à Radisson. Je pense que je vais être rendu à faire autre chose. Toujours chez Hydro-Québec, toujours dans le domaine des visites, mais dans de nouvelles activités. Mon fils va être au cégep. Ils sont neuf élèves à l'école Radisson. Le cégep va être un choc un peu. On veut l'accompagner là-dedans.

Qu'est-ce que c'est, pour vous, être Québécois ?

Contribuer à l'activité économique du Québec. Je contribue à ma façon, avec mon métier. Je fais découvrir LG2 aux Québécois. C'est une richesse collective, comme Québécois, tout le monde devrait s'intéresser à ça.

Faites un voeu...

Je sais que c'est peut-être utopique un peu, mais c'est de réduire la pauvreté, au Québec pour commencer. À Montréal, pour moi, c'est un choc. Quand je débarque au coin de Sainte-Catherine et de Berri, c'est un choc. Quand je vois la pauvreté, je n'en reviens pas. Ce que je voyais il y a 30 ans avant de monter à la Baie-James, c'est ce que je vois encore aujourd'hui. C'est quand même assez frappant. Ça vient me chercher.

Que feriez-vous si vous gagniez une somme importante ?

Je partirais à travers le monde pour découvrir d'autres pays. Et j'en distribuerais, j'en donnerais. Quand tu vas en Haïti ou en République dominicaine, tu vois les écarts. Eux se contentent de rien. Mettre de l'eau courante, leur donner de l'électricité à ces gens-là. Faire des missions de paix.

Dans votre vie, ces cinq objets sont-ils positifs ou négatifs ?

Téléphone

Positif, on ne pourrait pas vraiment s'en passer.

Ordinateur

Positif.

Carte de crédit

Positif, mais il faut la payer chaque mois. Faut vivre avec ses moyens.

Télévision

Positif. Je regarde nos étudiants qui ont 24, 25 ans qui ne regardent pas la télévision... mais moi je la regarde. À Radisson, on n'a pas de cinéma, alors on regarde la télé.

Bouteille de bière ou de vin

Positif. Un plaisir occasionnel et partagé.

Vous devenez premier ministre demain. Quelle est la première phrase de votre premier discours ?

« Je vais travailler pour vous. » Ce serait ça, ma première phrase.

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.




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