« Attendu que les terrains de la Montagne Tremblante, dans le canton de Grandison, sont rocailleux et impropres à la culture, qu’il y a sur iceux très peu de bois marchand, et qu’il convient de les convertir en réserve forestière… »

Marie Tison Marie Tison
La Presse

C’est ainsi que s’amorce la Loi établissant le « Parc de la Montagne Tremblante », sanctionnée le 12 janvier 1895.

Cette loi prévoyait notamment la possibilité de concéder 400 arpents de terre sur le sommet de la montagne pour la mise en place d’un sanatorium. Ce projet, présenté par le docteur Camille Laviolette, n’a finalement jamais vu le jour.

D’abord réserve forestière

Au départ, le parc est une simple réserve forestière de taille modeste, soit 60 kilomètres carrés, située entre le lac Tremblant et la rivière du Diable. Le gouvernement augmente considérablement sa taille en 1925 pour la faire passer à 3108 kilomètres carrés. Dans cet immense territoire, de grandes entreprises forestières font de la coupe de bois et les membres de clubs privés s’adonnent à la chasse et à la pêche.

À la fin des années 40, l’Office de la biologie du Québec crée la Station biologique du Lac-Monroe, qui accueille des biologistes, des chimistes, des physiciens et des techniciens pendant la saison estivale.

Ce n’est qu’à la fin des années 50 qu’on ouvre le parc à la population. Lors de la première saison, en 1958, 6100 visiteurs pénètrent dans le territoire pour aller faire du camping au lac Chat.

L’exploitation forestière et la chasse prennent fin progressivement dans les années 70. Le gouvernement québécois adopte la Loi sur les parcs en 1977, qui prohibe la chasse et l’exploitation des ressources dans les territoires protégés, et crée le parc du Mont-Tremblant en vertu de cette législation en 1981.

Parc national

En 2001, le parc du Mont-Tremblant, comme les autres parcs de la province, acquiert le statut de parc national. Ce statut n’a rien de politique. En fait, le terme « national » indique simplement qu’un tel parc respecte les normes établies par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Selon l’UICN, un parc national est une aire protégée, administrée principalement dans le but de préserver les écosystèmes et à des fins de récréation.

Le parc prévoit plusieurs activités pour souligner son 125anniversaire cette année, dont une causerie sur l’histoire du parc, des concours et des événements spéciaux.

Le parc en chiffres

• Superficie actuelle : 1510 kilomètres carrés

• Fréquentation annuelle : 410 000 jours-visites

• Sommet : 931 mètres, pic Johannsen, sur le massif du Mont-Tremblant

• Mammifères : 40 espèces

• Oiseaux : 198 espèces

• Poissons : 34 espèces

• Amphibiens : 14 espèces

• Reptiles : 7 espèces