L’achalandage des festivals et des attractions touristiques du Québec a nettement progressé au cours de la dernière période estivale, mais il est encore loin du niveau prépandémique. À la lumière du bilan annuel préparé par Évènements Attractions Québec, le manque à gagner se fait surtout sentir dans les zones urbaines et dans les régions périphériques des grands centres.

Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage La Presse

Moins touchées à l’été 2020, les attractions des Îles-de-la-Madeleine, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord ont déjà réussi à récupérer 90 % de leur achalandage enregistré en 2019. C’est à Montréal, Québec, Laval et en Outaouais que l’on peine le plus à retrouver le rythme d’avant la COVID-19, avec 54 % du niveau d’achalandage de 2019 – le recul est aussi très perceptible dans les régions du Centre-du-Québec, de la Mauricie, de Chaudière-Appalaches, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de Charlevoix, qui affichent seulement 56 % de l’affluence de 2019.

Néanmoins, la progression est notable par rapport à 2020 pour l’ensemble des régions, 91 % des attractions ayant enregistré une hausse d’achalandage, avec une augmentation moyenne de 88,4 % du nombre total de visites entre mai et août 2021, ce qui représente 5,9 millions de visites supplémentaires en comparaison à l’année précédente. Comptant naturellement sur des capacités d’accueil plus élevées, ce sont les grandes attractions au budget de fonctionnement de plus de 1 million de dollars qui ont le plus bénéficié des allègements des mesures sanitaires à l’été 2021 ; il leur reste néanmoins à récupérer plus de la moitié de leur achalandage prépandémique.

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