Chaque année, des centaines de milliers de vacanciers prennent la route 132 pour aller voir les panoramas de la Gaspésie… et ce, depuis maintenant 90 ans.

Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage La Presse

La route qui boucle la péninsule a en effet été construite en 1929, faisant de la Gaspésie une destination de choix pour les excursions en voiture. Histoire en photos, d’hier à aujourd’hui.

885 km de découvertes

PHOTO ROGER ST-LAURENT, FOURNIE PAR TOURISME GASPÉSIE

Jusqu’à la crise pétrolière de 1973, plus de 50 % des touristes qui se rendent en Gaspésie sont américains, provenant principalement de la Nouvelle-Angleterre. Les Québécois ont depuis pris la relève. Ils constituent 80 % des 700 000 vacanciers qui profitent chaque année des panoramas et des activités proposées par quelque 700 entreprises et organismes de l’industrie du tourisme.

Improbables jardins

PHOTO ROBERT W. REFORD, FOURNIE PAR TOURISME GASPÉSIE

C’est de 1926 à 1958 qu’Elsie Reford a procédé à l’aménagement des fameux Jardins de Métis, regroupant quelque 3000 espèces et variétés de plantes sur un emplacement qui n’était absolument pas destiné à l’horticulture (on la voit sur la photo en 1940 en compagnie de membres de sa famille). Les jardins, situés à quelques kilomètres de l’intersection des « deux 132 », ont ouvert leurs portes au grand public en 1962. Le domaine de 8 hectares est aujourd’hui sous la direction de son arrière-petit-fils Alexander, qui l’a racheté du gouvernement du Québec en 1995.

PHOTO ROGER ST-LAURENT, FOURNIE PAR TOURISME GASPÉSIE

Reconnus site patrimonial en 2013, les Jardins de Métis attirent aujourd’hui des milliers de visiteurs chaque année. En plus des jardins, on peut visiter la villa Estevan, une maison historique qui propose une exposition permanente transportant les visiteurs à l’époque d’Elsie Reford. La villa offre aussi une cuisine axée sur les végétaux comestibles cueillis dans la collection horticole des Jardins. Enfin, le Festival international de jardins, le plus important festival de jardins contemporains en Amérique du Nord, se déroule annuellement sur un site adjacent aux jardins historiques.

Panorama sur la baie

PHOTO CHARLES-EUGÈNE BERNARD, MUSÉE DE LA GASPÉSIE, FOURNIE PAR TOURISME GASPÉSIE

Quelques années seulement après le parachèvement de la route 6 à Carleton-sur-Mer, on aménageait en 1932 un chemin d’accès au sommet du mont Saint-Joseph, qui offre une vue spectaculaire sur la baie des Chaleurs. Quatre ans plus tard, le sommet allait accueillir son oratoire, à 555 m d’altitude. Un ajout populaire auprès des touristes qui profitent de la plage sur le barachois depuis la fin du XIXe siècle.

PHOTO ROGER ST-LAURENT, FOURNIE PAR TOURISME GASPÉSIE

L’oratoire est encore ouvert aux visiteurs, mais il n’est plus qu’un des attraits offerts par le mont Saint-Joseph. Un réseau de sentiers de 15 km permet d’atteindre la municipalité voisine de Maria, tout en permettant un coup d’œil sur les éoliennes installées dans le massif montagneux au nord de Carleton. Aussi, l’aménagement du sommet du mont Saint-Joseph se poursuivra l'été prochain avec l’ajout de zones communautaires, un nouveau pavillon d’accueil ainsi que cinq géodômes offrant un hébergement à flanc de montagne.

Pèlerinage au Géoparc

PHOTO CHARLES-EUGÈNE BERNARD, MUSÉE DE LA GASPÉSIE, FOURNIE PAR TOURISME GASPÉSIE

PHOTO ROGER ST-LAURENT, FOURNIE PAR TOURISME GASPÉSIE

Aujourd’hui, les 18 km de sentiers du mont Sainte-Anne, mais aussi du mont Blanc voisin, sont regroupés au sein du Géoparc mondial de l’UNESCO de Percé en raison de ses nombreuses richesses géologiques. Il y a en fait 23 sites – cavité souterraine, grotte ou chutes – permettant d’observer différents phénomènes géologiques. Depuis 2017, la vedette du parc est sans conteste la plateforme vitrée suspendue à flanc de montagne, à 200 m d’altitude.