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Nicaragua: les tropiques à petit prix

La cathédrale de Granada.... (Photo d'archives, La Presse)

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La cathédrale de Granada.

Photo d'archives, La Presse

Des kilomètres de plage, une faune riche, des plantations de café, de bananes... Le Nicaragua a tout du paradis tropical. Et l'offre à petit prix aux rares touristes qui l'explorent.

Ce soir-là, à Granada, le match semblait très important. Le serveur se dépêchait de revenir de la cuisine pour jeter un oeil au téléviseur installé à l'extérieur, en face des tables. Plusieurs autres établissements de la rue avaient aussi sorti leur télé, au grand bonheur des habitants du coin, qui se sont mis à hurler, chanter et danser à la victoire de leur équipe, les Orientales. Soccer? Bien sûr que non! Baseball. Nous sommes ici au pays de Dennis Martínez!

Le Nicaragua attire moins les touristes que son réputé voisin, le Costa Rica, mais il est plus abordable: on peut le visiter pour moins de 50$ par jour, par personne, si l'on voyage en couple. On y trouve de l'hébergement confortable et propre pour moins de 25$, on partage un repas copieux pour moins de 20$ et le prix des transports en commun est dérisoire.

À 45 minutes de route de l'aéroport de la capitale Managua, Granada est situé au bord du lac Nicaragua, dont la superficie fait huit fois celle du lac Saint-Jean. Ville coloniale, pratiquement tous ses établissements sont dotés de cours intérieures plus vertes les unes que les autres. Au café de las Sonrisas, tenu par des sourds et muets, on a même installé des hamacs qui sont fabriqués et vendus sur place. Nombre de petites agences offrent différentes activités de plein air, comme la balade dans la canopée (voir autre texte) ou des excursions sur le lac. D'ailleurs, à partir de Granada, on peut également prendre le bateau pour l'île d'Ometepe. La traversée dure quatre heures.

Eau douce, salée ou minérale

On ne va pas dans l'île d'Ometepe pour un séjour expéditif. Ici, à l'ombre des volcans Maderas et Concepción, l'heure est à la détente. Surtout si l'on n'a pas de voiture. Dans ce cas, mieux vaut se munir d'un bon livre et de crème solaire en attendant le passage de l'autobus! Premier arrêt: Santo Domingo, réputé pour ses plages. L'eau du lac est certes bonne, mais il faut aussi aller se tremper les orteils dans l'Ojo de agua, bassin d'eau minérale à deux kilomètres du village. Pour y arriver, on traverse la plantation de bananes de Mauricio Gonzalez. C'est avec fierté qu'il nous explique la différence entre le bananier qui donne des plantains et celui qui donne des bananes sucrées, qu'un plan ne vit que 11 mois, au cours desquels il ne produira qu'un seul régime de bananes, et que les bananes du Nicaragua sont bien meilleures que celle du Costa Rica! Évidemment.

Le Nicaragua, c'est aussi la mer. À Las Peñitas, non loin de la ville coloniale de Leon (voir autre texte), des kilomètres et des kilomètres de plage s'offrent aux visiteurs, notamment grâce à la réserve naturelle de l'île Juan Venado, dont la plage fait 20 km à elle seule. Il est d'ailleurs possible de s'aventurer vers l'île, seul en kayak ou à bord d'une barque à moteur avec un guide, afin d'admirer la flore luxuriante et la faune abondante, notamment les discrets crocodiles. Enfin, discrets en saison sèche, parce qu'on raconte à Las Peñitas que, pendant la saison des pluies, le niveau de la rivière montant, les crocodiles descendent jusqu'à l'orée du village et ne font qu'une bouchée des chiens un peu trop aventureux! Pour un repas plus... humain, la meilleure table de Las Peñitas est assurément la Barco de Oro. L'établissement, tenu par une Française, offre aussi quelques cabanes de bambou écologiques (électricité solaire, toilette sèche, etc.) pour passer la nuit.

Dans les hauteurs

Un peu plus au frais, dans les montagnes, se trouve Estelí, le grenier du pays: plantations de café, de fruits et... de tabac. C'est là que se trouve la très grande majorité des fabriques de cigares du Nicaragua. En l'absence d'une industrie touristique développée, les visiteurs qui se présentent à l'entrée obtiennent généralement une visite «maison» et un cours 101 sur la fabrication de cigares. Même chose dans les nombreux ateliers de cuir qui se trouvent près du marché: les artisans s'arrêtent volontiers pour répondre aux questions des rares étrangers qui passent par là.

Cinq incontournables

Le canyon de Somoto

Après une demi-heure de marche dans un sentier escarpé, à un jet de pierre de la frontière du Honduras, il apparaît enfin. Avec ses falaises de 150 mètres de haut creusées dans le roc et ses trois kilomètres de long, le canyon de Somoto est impressionnant. Et c'est un secret bien gardé. Il n'est ouvert au tourisme que depuis 2006. Il n'y a qu'une façon de l'admirer : le descendre. Parfois en marchant, souvent en nageant dans les nombreux bassins. Certains sont tellement profonds qu'on peut y plonger. Les plus timorés se contenteront d'un saut de cinq mètres, tandis que les plus braves oseront peut-être celui de... 20 mètres ! Difficile d'imaginer qu'en saison des pluies, le niveau de l'eau se trouve 100 mètres plus haut. À faire évidemment en saison sèche (novembre à avril) ! www.somotocanyontours.blogspot.ca

 

La distillerie Flor de Caña

Les amateurs de rhum connaissent la distillerie Flor de Caña, qui se targue d'être la plus récompensée de par le monde. La visite des lieux, bien que très « promotionnelle », s'avère très intéressante. De la production de la canne à sucre - l'entreprise possède ses propres champs - au vieillissement en tonneau selon le procédé « slow aged », on y apprend les rouages de la production écoresponsable (le guide insiste !) de ce doux élixir. Visite d'une heure et demie : 23 $ US, incluant la dégustation du produit phare de la maison : le rhum de 18 ans d'âge (que la SAQ n'importe pas !). Celle du matin vous permettra de voir les ouvriers à l'oeuvre. www.flordecana.com

 

Leon, capitale de la revolucíon

Plus grande que Granada, Leon est aussi plus authentique : on sent qu'elle ne vit pas que du tourisme. Elle porte fièrement son titre de première ville libérée par la révolution sandiniste à la fin des années 70. Son musée de la revolucíon, bien que décrépit et offrant une exposition uniquement en espagnol, revêt un certain charme. Sa réfection est attendue prochainement. Ville coloniale, surtout, elle présente une architecture magnifique. De nombreuses agences touristiques y ont pignon sur rue et proposent une grande variété d'activités, comme l'ascension de volcans. Ceux qui ont envie de faire la fête s'arrêteront au Chili Inn Hostel, une dynamique auberge de jeunesse tenue par un Québécois. www.chiliinnhostel.com

Le « canopy »

Activité très répandue en Amérique centrale, les « canopy tours » sont l'équivalent des « arbre en arbre » québécois... à la différence que la canopée tropicale est un peu plus élevée que notre forêt boréale ! De plus, les « canopy tours » du Nicaragua diffèrent de ceux qu'on trouve au Costa Rica, par exemple : les acrobaties y sont autorisées. Tête en bas, descente en duo, etc. Une très agréable façon d'observer la faune et la flore tropicales. www.canopytour.com/granada.html

 

La réserve naturelle de Charco Verde

À cheval, en kayak ou à pied, la réserve naturelle de Charco Verde est un incontournable de l'île d'Ometepe. Son sentier escarpé offre une vue époustouflante sur le lac et les deux volcans de l'île. Ouvrez bien l'oeil pour ne pas manquer la sympathique famille de singes qui y vit. Vous pourrez aussi observer la production de lait, de fromage, de légumes et de fruits. Passez-y la nuit, pour en profiter au maximum ! https://www.charcoverde.com.ni

REPÈRES

Langue

Mieux vaut vous munir d'un petit dictionnaire français-espagnol de poche, car l'anglais n'est pas très répandu au Nicaragua.

Argent

La devise du Nicaragua est le córdoba (1 dollar canadien = 24 córdobas), mais le dollar américain est largement accepté. Les guichets automatiques sont nombreux dans les principales villes.

Transport

Les transports en commun interurbains sont très efficaces et leur coût est dérisoire. Cela dit, les routes principales du Nicaragua sont en bon état, vous pouvez donc louer une voiture en toute quiétude, ce qui sera un atout en dehors des grands centres.

S'y rendre

De nombreuses compagnies aériennes relient Managua à Miami ou San Salvador.




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