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Zanzibar, l'île aux épices

La ville de Stone Town, qui est classée... (Photo: Anne Gaignaire, collaboration spéciale)

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La ville de Stone Town, qui est classée au patrimoine mondial de l'humanité, affiche son architecture aux traits indiens et arabes.

Photo: Anne Gaignaire, collaboration spéciale

Zanzibar, l'île mythique, est nichée au creux de l'océan Indien au large de la Tanzanie. À quelques kilomètres à l'ouest se trouve la côte africaine. Bien plus loin à l'est, mais toujours accessible par la voie maritime, il y a l'Inde. Au nord, la péninsule arabique. La géographie explique à elle seule le syncrétisme culturel zanzibarite. L'île a, au cours des siècles, subi les influences de tous ces territoires. Pour devenir, dans la légende, l'île des Mille et Une Nuits...

Zanzibar, c'est l'odeur envoûtante et tenace des épices. Un air arabe dans les visages africains et les bâtiments classés au patrimoine de l'humanité de Stone Town, vieille ville sur la côte ouest d'Unguja, une des deux îles qui forment l'archipel de Zanzibar. C'est le dédale des ruelles chauffées à blanc par le soleil et les marchés bruyants et colorés, les enfants qui jouent avec des pneus de vélo et des bâtons.

Mais Zanzibar, c'est aussi les plages de sable blanc, l'eau couleur émeraude invitant à la baignade. C'est les dhows, ces bateaux traditionnels en bois, qui naviguent tranquillement dans les eaux de l'océan Indien et les villages de maisons en corail; les femmes qui, casseroles sur la tête, échine courbée pendant de longues heures, ramassent des algues. Le prix de leur - toute relative - indépendance financière dans ce monde majoritairement musulman.

Bref, des vacances à Unguja permettent d'allier les promenades dans les ruelles de la ville, la visite de monuments historiques (notamment sur les traces de l'explorateur Livingstone), des soirées dans la chaleur tropicale aux terrasses des restaurants, la baignade et la plongée pour les amateurs.

Influences diverses

Pétri par les influences arabes et africaines, Zanzibar n'a pas vraiment choisi son camp malgré les pressions masquées sous des aides généreuses. Pour le moment, située à deux heures de bateau de la capitale économique Dar es-Salaam, l'île fait toujours partie de la Tanzanie. Ce qui ne va pas sans heurts tant les différences culturelles et religieuses entre les habitants du continent et les Zanzibaris sont grandes. Et pourtant, ils partagent leur destinée depuis 47 années et la fin des 130 ans de règne des sultans.

Zanzibar porte son histoire sur son visage. Portes de bois finement sculptées, décors inspirés des Mille et Une Nuits. La figure touristique la plus réussie est l'hôtel 236 Hurumzi, dont chaque chambre comporte une décoration propre: lit à baldaquin, terrasse privée, salle de bains à l'extérieur protégée des regards indiscrets par des jalousies en bois.

Pour les visites, il y a des incontournables: le vieux fort, la maison de Livingstone, le Beit-el-Ajaib (la maison des merveilles), le Beit al-Sahel (le palais du peuple). La première activité de vacances à Stone Town reste toutefois de flâner dans les ruelles étroites serpentant dans la vieille ville et remplies de petits commerces en tout genre. De préférence en dehors de la période estivale pour éviter les cohues. Néanmoins, même en plein mois de juillet, et malgré le harcèlement touristique, l'authenticité s'impose dès qu'on s'éloigne des rues les plus fréquentées. Il faut dire que Stone Town, pour le moment en tout cas, demeure un lieu de vie pour la population.

Le marché aux senteurs

Petit tour au marché pour apprécier la vraie vie zanzibarite. Étals parfumés d'épices. Zanzibar a longtemps été le premier producteur de clous de girofle du monde. Son poivre est d'une saveur intense. On trouve aussi de la cardamome, de la cannelle, de la vanille... Rayons fruits et légumes: tas d'oranges, de tomates soigneusement disposés en petits monticules sur des nattes à même le sol, régimes de bananes suspendus. Et puis, pour les âmes peu sensibles, un petit tour s'impose côté boucherie et poissonnerie. Des morceaux de viande sanguinolents et des poissons entiers recouverts de mouches s'étalent à même les stalles de pierre d'une propreté douteuse. L'odeur soulève l'estomac même le mieux accroché.

À la tombée du jour, petit apéro au Blues ou sur le toit du 236 Hurumzi, d'où le coucher de soleil sur les toits de Stone Town et l'océan Indien est superbe. Ensuite, vous pouvez manger au 236 Hurumzi en admirant des danses au son de la musique traditionnelle, le taarab. Ou alors redescendre dans les ruelles et gagner le front de mer pour, le week-end, déguster (avec prudence) les fruits de mer grillés et les omelettes zanzibarites du marché nocturne. Pas cher, délicieux et ambiance garantie. De nombreux restaurants plus ou moins chers et raffinés peuvent aussi vous combler, notamment le Monsoon.

Au réveil, départ à la découverte du reste de l'île. Difficile de quitter l'attachant Stone Town, mais vous ne serez pas déçu par la suite du voyage. Après un tour des épices, à vous la route serpentant entre les cocotiers, les palmiers, les petits villages pleins de monde... et de poules sur le bord des routes (qu'il vaut mieux éviter de faucher au passage en voiture!).

Direction: la forêt Jozani à la rencontre de singes très rares, les colobes rouges, puis les plages de sable blanc sur les côtes Est et Ouest ou sur la pointe nord à Nungwi, par exemple, ou l'on s'extasie devant l'eau cristalline et l'océan aux mille dégradés de bleu et de vert à perte de vue. Un endroit idéal pour faire de la plongée sous-marine (notamment à Mnemba Island) pour les débutants comme les plus chevronnés.

La ville de Stone Town, qui est classée au patrimoine mondial de l'humanité, affiche son architecture aux traits indiens et arabes.

Repères

Coût du billet d'avion

Prévoir au minimum environ 1000$ en saison basse, 1600$ en saison haute (l'été chez nous). Les escales habituelles au départ de Montréal sont Paris (Air France), Amsterdam (KLM), Londres (British Airways), Rome (Air Canada) puis Nairobi (Kenya). Il est aussi possible de prendre un vol jusqu'à Dar es-Salaam (capitale économique de la Tanzanie) ou Arusha (capitale touristique, à proximité des parcs naturels les plus renommés pour les safaris) puis de se rendre à Zanzibar par un vol local ou à partir de Dar, en bateau.

Combien de temps y rester?

Une semaine au minimum si on veut explorer l'ensemble de l'île ou s'adonner à des activités comme la plongée sous-marine. Si on reste uniquement à Stone Town, on peut prévoir deux ou trois jours seulement. Mais si le charme agit, ça risque de paraître court!

À quelle période y aller?

Mieux vaut éviter la «grande» saison des pluies entre mars et mai et, si possible, la «petite» aux mois de novembre et décembre. Toutefois, Zanzibar reste très ensoleillé pendant ces périodes. Les températures oscillent entre 20°C et 30°C toute l'année. Les mois les plus frais (!) vont de juin à août.




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