C’est une conclusion aux airs de condamnation : des scientifiques de l’Université Rice, au Texas, préviennent que la barrière de corail du golfe du Mexique est sérieusement menacée si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites.

Sylvain Sarrazin Sylvain Sarrazin
La Presse

De nombreux signes de dégradation ont été constatés par les chercheurs et la majeure partie des coraux situés entre le Texas et la Floride s’avèrent en piteux état. La hausse des températures combinée à celle de l’acidification des océans pourrait gruger les parties subsistantes d’ici la fin du siècle, et empêcher leur évolution et leur reproduction.

Le plan de sauvetage ? Il s’annonce très difficile à mettre en œuvre, les scientifiques soulignant que même si les cibles fixées dans le cadre de l’accord de Paris étaient atteintes (hausse des températures limitée à 1,5 °C), cela resterait insuffisant pour espérer préserver cette barrière naturelle.

Les barrières de corail jouent un rôle important dans la protection des rives, pour les activités de pêche et dans le secteur du tourisme, attirant de nombreux amateurs de plongée.