Après une pause en 2020, les migrations hivernales devraient reprendre de plus belle cette année, selon un sondage publié ce mercredi.

Sylvain Sarrazin
Sylvain Sarrazin La Presse

L’an passé, seul 1 touriste hivernant (snowbird) québécois sur 5 avait mis le cap sur sa destination ensoleillée habituelle. Avec la réouverture de la frontière terrestre canado-américaine, leurs rangs devraient grossir en 2021-2022 : un sondage mené par CAA indique que 70 % des hivernants sondés avaient déjà indiqué leur intention de renouer avec leurs plages et palmiers préférés, et ce, avant même que les mesures d’assouplissement ne soient officialisées. La portion de 30 % restante n’avait pas encore pris sa décision ou attendait l’annonce de la réouverture de la frontière pour ce faire ; il se pourrait donc qu’une proportion encore plus large de Québécois migrateurs prenne son envol cette année.

La collecte de données, menée début octobre par l’assureur-voyagiste auprès d’un millier de Québécois hivernants de plus de 55 ans, démontre que ces derniers ne jurent que par leurs bonnes vieilles pantoufles, optant majoritairement pour leurs destinations, hébergements et durées de séjours habituels. Typiquement, ces voyageurs quittent le Québec en novembre (36 %), mettent le cap sur la Floride (68 %), partent en voiture (43 %), pour une durée de quatre mois ou plus (54 %).

Portrait d’un snowbird québécois

Ses destinations

  • Floride : 68 % (notamment Fort Lauderdale-Miami, Palm Beach, Tampa)
  • Mexique : 8 %
  • Autre État américain (notamment le Texas et l’Arizona) : 7 %
  • Variable chaque année : 7 %
  • Caraïbes : 5 %
  • Autre : 5 %

Ses hébergements

  • Condo : 43 %
  • Véhicule récréatif : 15 %
  • Maison : 13 %
  • Maison mobile ou maison de parc : 13 %
  • Établissements touristiques : 9 %
  • Résidence de tourisme : 7 %

Son temps de séjour

  • 4 mois et plus : 46 %
  • 3 mois : 21 %
  • 2 mois : 13 %
  • 1 mois : 12 %
  • Moins d’un mois : 7 %