Bernard Rouleau, alias Popeye de Matane, a révélé son spectaculaire passe-temps au Québec lors de son passage à l'émission Relevez le défi. Son hobby? Exécuter des tours de force et soulever des poids avec son poil de chest. Ayoye.

Gabrielle Desbiens, Urbania LA PRESSE

D'où vient votre force?

Dans ma famille, il y a toujours eu des hommes forts. Le frère de ma grand-mère levait des troncs d'arbre tellement lourds, que même quatre bûcherons ensemble n'étaient pas capables de l'accoter!

Quand avez-vous commencé à faire des «tours de force» dans vos temps libres ?

À 15 ans, je pelletais de la neige avec une pelle en bois franc. Pis en Gaspésie, y'en a d'la neige! Un jour, y'en avait tellement que la pelle a cassé. Pour aller plus vite, j'ai placé la pelle du truck à mon père sur mon dos. C'est depuis ce temps-là que je m'amuse à repousser mes limites.



Ce qui veut dire?


J'ai tiré un avion de 900 kilos avec mes cheveux et deux ans plus tard, j'ai refait le même exercice avec un bateau de 15 tonnes. Dans un carnaval en Gaspésie, j'ai aussi déjà soulevé 517 livres avec le cou! En tout, j'ai réussi à obtenir dix records Guinness, avec mes exploits.

M.Rouleau, est-ce que ça demande beaucoup d'entraînement pour être capable de réussir de telles prouesses ?

Je ne suis pas comme les Monsieurs muscles. Moi, ça vient tout seul. J'essaie mon tour de force dans mes temps libres, pis si ça marche, j'appelle les Records Guinness et je le refais devant eux.

Quel est votre record le plus étrange ?

À 17 mois, mon garçon a reçu un chèque à son nom de la RAMQ, pour son eczéma. En 1996, il était la plus jeune personne de l'histoire à avoir reçu un chèque dans le Guiness Book.



OK. Parlez-moi de vos tours avec des poils de chest. Faites-vous ça souvent ?

Avant mon passage à Relevez le défi, j'avais pratiqué une fois chez moi avec un poids de 50 livres. Ça avait marché. Je l'ai refait juste avant l'émission, mais quand j'ai essayé devant Gaston Lepage, je n'ai pas réussi et je me suis arraché des touffes.

Est-ce que ç'a fait mal ?

Ils m'ont demandé de le refaire, mais j'ai jamais voulu! Mettons que c'est pas ben ben agréable.



Êtes-vous devenu célèbre avec ce hobby hors du commun?


En Gaspésie, j'ai fait des festivals et des carnavals. Les  gens aiment ben ça voir des hommes forts de proche ! On m'a aussi appelé pour aller en France et en Angleterre dans des shows de tv, et pour passer dans les journaux... Une équipe de télé de Los Angeles est même déjà venue me filmer chez nous à Matane.

Pourquoi réalisez-vous ce genre d'exploits?

Dans l'histoire de la Gaspésie, y a eu plusieurs hommes forts, mais ils sont tous tombés dans l'oubli. Les curés ne voulaient pas qu'on parle de leurs tours de force, parce que c'était péché. C'était de la vanité! Aujourd'hui, je fais des exploits au nom de tous ces hommes forts qu'on a oubliés. Je fais vivre ma légende. La légende de Popeye de Matane.