Tuk Tuk: la Thaïlande à bon prix

La cuisine thaïlandaise est extraordinaire. Dix jours en Thaïlande l'an dernier... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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La cuisine thaïlandaise est extraordinaire. Dix jours en Thaïlande l'an dernier pour un reportage sur l'industrie de la crevette, dix jours à manger divinement, tout le temps.

Selon le palmarès des 50 Best Asia, la liste britannique des meilleurs restaurants au monde a maintenant des dérivés continentaux, rendu public la semaine dernière, le meilleur restaurant en Asie est thaï: Nahm, à Bangkok.

Je l'ai essayé lors du voyage en question, et ce fut une magnifique expérience. Est-ce le meilleur restaurant d'Asie? Peut-être. Certainement meilleur qu'Andre à Singapour, sixième place, hors de prix, froid et jamais aussi savoureux. Meilleur aussi que Gaggan, troisième place, lui aussi à Bangkok, un Indien très maniéré, aromatique à souhait, mais un peu prétentieux. Meilleur que Waku Ghin, à Singapour, le restaurant de l'Australo-Japonais Tetsuya Wakuda? Plus difficile à dire. Les poissons de Wakuda sont exceptionnels, de la truite de Tasmanie confite aux sashimis d'une impeccable fraîcheur en passant par les desserts à la française.

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Mais si Nahm est le meilleur restaurant d'Asie, n'est-ce pas aussi beaucoup parce qu'on y sert une version haut de gamme d'une cuisine qui est, au départ, exceptionnellement charmante, savoureuse, parfumée, éclatante?

À Montréal, plusieurs restaurants font de beaux efforts, mais aucun ne sait reproduire la complexité pimentée des saveurs de la cuisine de la Thaïlande. La mission est impossible, de toute façon. Pour cela, il faut des ingrédients locaux dans toute leur fraîcheur, qui n'ont pas à subir les affres de longs voyages, avec toutes les manipulations, vieillissement et agents de conservation que cela implique.

Il existe cependant, à Montréal, quelques bons restaurants thaïlandais, qui marquent des points en préparant honnêtement des recettes gagnantes au départ.

Je pense, par exemple, à Tuk Tuk, sur le chemin de la Côte-des-Neiges, un «apportez votre vin» qui décevra les fins connaisseurs, mais qui sustentera ceux qui aiment bien les créations piquantes et remplies de soleil inspirées du royaume de Siam. Plats qui, en passant, sont non seulement abordables, entre 10$ et 12$ pour la plupart , mais sont particulièrement bienvenus dans nos contrées à ce temps-ci de l'année. C'est chaud, vitaminé, réconfortant et exotique à la fois.

Pour commencer, prenez par exemple la soupe Nam Ya, très crémeuse, à base de lait de coco, aromatisée au cari rouge et complétée par des vermicelles fins. La combinaison est surprenante côté textures, car les nouilles sont bien délicates pour flotter dans une soupe si riche, mais les saveurs sont nettes.

La salade larb, un classique thaï avec laitue, piment et boeuf émincé, est fraîche et très épicée. Lorsqu'on nous a demandé si nous voulions la version nord-américaine, plus douce, ou la version thaïe, nous n'avons pas hésité. Mais c'est vraiment très piquant. Et peut-être pas assez aromatique pour nous faire oublier à quel point.

J'ai goûté aussi à une soupe won ton bien faite, notamment parce que le bouillon est fin et les pâtes des ravioles, presque diaphanes.

J'ai essayé aussi une assiette de kuyteav, des nouilles servies avec de la viande, du bouillon, de la coriandre: sympathique, soutenant.

Mais mon plat préféré? Un amok, soit un curry cambodgien à la noix de coco, avec de l'oignon et du poisson blanc, qui n'est pas cuit dans des feuilles de bananiers, contrairement à la version thaïlandaise. C'est fondant, pimenté sans être assommant. Pas aussi parfumé qu'en Asie, mais la sauce a une certaine profondeur, et les saveurs de gingembre, coriandre, curcuma et citronnelle résonnent.

Autre découverte étonnante: le dessert. Un pudding de tapioca au lait de coco et aux fruits de palmier absolument crémeux et décadent, avec en prime tout le plaisir de faire éclater les petites billes sous la dent. Il est rare que je veuille revenir dans un restaurant asiatique pour le dessert, mais dans ce cas, ce sera peut-être le cas.

Tuk Tuk

5619, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal, 514 739-6132

> Prix: entrées à partir de 2,25$, plats généralement entre 10$ et 12$.

> Carte des vins: c'est un «apportez votre vin».

> Style: de la cuisine surtout thaïlandaise préparée par des Cambodgiens.

> Service: très efficace et sympathique, en français.

> Faune et ambiance: C'est ouvert le soir et le midi, on y va pour manger un repas pas compliqué un mardi soir ou un vendredi avant un spectacle.

(+) Des prix très abordables et une cuisine honnête.

(-) Certains plats pourraient être plus parfumés.

On y retourne? Je le recommanderais à ceux qui cherchent un restaurant pas cher ou un «apportez votre vin».




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