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Après le visage et le cou, place au rajeunissement des mains

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Même si le vieillissement des mains s'observe autant chez les hommes que chez les femmes, 85% des demandes de rajeunissement proviennent des femmes.

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À quoi bon un «lifting» si les mains continuent à trahir son âge? Après le visage et le cou, la nouvelle cible des dermatologues et des chirurgiens esthétiques est le rajeunissement des mains; une pratique qui se développe en France.

«La demande de prise en charge du vieillissement des mains qui affichent souvent impitoyablement l'âge est de plus en plus forte», résume la Société française de dermatologie (SFD) à l'occasion de la 2e édition des Journées de dermatologie interventionnelles qui se tenaient jusqu'à samedi à Paris.

Toutes les techniques visant à faire disparaître les disgracieuses taches brunes qui apparaissent après la cinquantaine ou à redonner du galbe à des mains fripées ont été passées en revue à cette occasion.

Même si le vieillissement des mains s'observe autant chez les hommes que chez les femmes, 85% des demandes de rajeunissement proviennent des femmes, relève le Dr Thierry Michaud, président du groupe Dermatologie esthétique et correctrice de la SFD.

«Les femmes pensent généralement à protéger le visage et éventuellement le cou, mais très rarement les mains alors qu'elles sont tout aussi exposées», explique le dermatologue.

En vieillissant, précise-t-il, «la peau des mains s'atrophie, elle devient plus fine et le réseau veineux se voit par transparence» .

Mais elle subit surtout des modifications pigmentaires qui se traduisent par des petites taches brunes sans relief, dénommées «fleurs de cimetière» ou «taches séniles» qu'il ne faut pas confondre avec le mélanome, un cancer de la peau très meurtrier.

«Il est très important de faire la différence avec le mélanome, ce qui n'est pas toujours le cas lorsqu'on s'adresse à l'un des nombreux centres d'esthétique qui ont fleuri ces dernières années et qui font du photorajeunissement» à base de lumière, souligne le Dr Michaud.

«Lipostructure»

Pour enlever les taches, la méthode la plus ancienne utilisée par les dermatologues est la cryothérapie (ou traitement par le froid) par l'application d'azote liquide, dont le risque principal est une dépigmentation de la peau.

Les techniques utilisant le laser, et notamment la photo réjuvénation par lumière pulsée, ont sensiblement amélioré les choses. Elles permettent de faire disparaître durablement les taches en 1 à 3 séances au maximum tout en restructurant la peau. Chaque séance coûte en moyenne 135 à 200$.

Pour contrebalancer la fonte de la graisse sous-cutanée des mains, les dermatologues ont recours au «comblement»: c'est-à-dire l'injection d'acide hyaluronique, une molécule présente dans l'organisme qui agit un peu comme une éponge.

Injecté sous forme de gel au niveau du visage, l'acide hyaluronique permet de combler les rides, alors qu'au niveau des mains, il redonne de l'épaisseur. «On l'injecte entre les tendons mais, pour un résultat naturel, il vaut mieux éviter d'en mettre trop», commente le Dr Michaud tout en précisant que le traitement complet coûte environ 475$ à 600$ pour un effet qui dure 2 ans.

Autre technique, l'exfoliation qui consiste à irriter mécaniquement ou chimiquement la peau pour l'obliger à se régénérer en produisant des cellules neuves.

Les chirurgiens esthétiques ont pour leur part développé une autre technique, la lipostructure, consistant à réinjecter des graisses. L'intervention qui dure une heure environ se fait généralement sous anesthésie locale. La graisse est prélevée sur les cuisses ou les fesses et injectée dans le visage ou les mains.

Pour la SFD, il convient de rester «prudent» avec les techniques de comblement en raison d'un risque de compression des tendons ou des nerfs.

Le Dr Michaud relève de son côté que le laser peut s'avérer dangereux pour certains phototypes et notamment les peaux noires. Pour éviter le risque de brûlure, il conseille d'utiliser les lasers sur des peaux non bronzées et «de préférence en dehors de la période d'été». La même prudence s'applique aux exfoliations qui ne doivent pas être «trop agressives pour ne pas créer de cicatrices».




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