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Raf Simons poursuit son voyage dans l'Amérique des extrêmes

Le designer belge Raf Simons a poursuivi mardi... (Photo AFP)

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Le designer belge Raf Simons a poursuivi mardi son voyage dans l'Amérique des extrêmes pour la maison Calvin Klein.

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Thomas URBAIN
Agence France-Presse
NEW YORK

Le designer belge Raf Simons a poursuivi mardi son voyage dans l'Amérique des extrêmes pour la maison Calvin Klein, dont il a poussé les curseurs très loin des bases de la marque lors d'un défilé à la Fashion Week de New York.

C'est dans un décor de granges en bois typiques de la campagne américaine que le couturier flamand a accueilli son public, dans l'enceinte de l'ancienne Bourse des valeurs de l'American Stock Echange, fermée depuis dix ans.

Les invités, de même que les mannequins lors du défilé, ont dû se frayer un chemin dans une mer de vrai pop-corn, qui semblait rappeler les excès de l'Amérique.

Dans une Fashion Week qui s'appauvrit un peu plus chaque année en célébrités de premier plan, Raf Simons est parvenu à réunir une brochette impressionnante, avec notamment Nicole Kidman, Margot Robbie, Laura Dern, Cindy Crawford, Lupita Nyong'o ou Millie Bobby Brown.

Si les deux premières collections Calvin Klein version Simons s'articulaient autour de quelques lignes directrices fortes, cette troisième levée a marqué par son éclectisme, la multiplicité de ses pièces et l'infusion de mille références.

Sous la bannière Calvin Klein 205W39NYC, le nouvel étendard des collections, il y avait quelques évidences, comme ces robes imprimée façon «Pioneer Woman», les pionnières de l'Ouest, dépeintes par plusieurs peintres américains du début du XXe siècle.

Très classiques et très sages au départ, elles étaient devenues transparentes et certaines avaient une manière de décolleté inversé, découvrant le bas de la poitrine plutôt que le haut.

Dans ce «paysage» américain «sans hiérarchie culturelle», selon les notes de collection, Raf Simons avait intégré aussi des vestes de pompier, des pulls en laine à grosses mailles, souvent portés sur un costume, ou des chemises cousues d'étoiles.

Au milieu de ce grand déballage, revenaient, malgré tout, régulièrement les pantalons et chemises western de la saison dernière, avec poches colorées sur la poitrine et broderie sur la couture du pantalon.

La collection invite à découvrir «un rêve différent», selon les notes, et se veut une célébration de la «liberté», «un mot qui définit l'Amérique et Calvin Klein».

Coach en forêt

En début d'après-midi, c'est à une balade mélancolique en forêt qu'avait invité la maison Coach, avec un tapis de feuilles mortes et des arbres comme décor.

Entre les grandes jupes longues, les robes droites, et les grandes vestes ou manteaux en daim, il y avait une tonalité champêtre dans l'air, teintée de folk et de baba cool.

Une impression renforcée par les motifs cachemire, la dentelle et un appétit soudain pour les franges.

Le designer britannique de la maison, Stuart Vevers, a pensé au sud-ouest américain, et sa dimension «cinématographique». «Je n'ai pas grandi aux États-Unis, donc ça me fait rêver», a-t-il dit à l'AFP.

Mais les notes de collection évoquaient aussi une «romance sombre et déjantée» et un «charme spectral».

Stuart Vevers voit donc cette collection comme un moyen de «célébrer la force et la confiance d'être soi-même».

L'adieu à Wu pour Boss

Dans un entrepôt de Chelsea, Hugo Boss a mis en scène la dernière collection conçue par le designer Jason Wu, quelques heures seulement après l'annonce de leur séparation, au terme de cinq années de collaboration.

Les tenues étaient aussi austères que les murs bruts du lieu: noir et bleu dominaient, avec de longs manteaux de laine, des pulls camionneurs oversize, de petites robes de soie droites, des ensembles tailleur-pantalons avec des carreaux surpiqués en rouge.

Petite touche de gaieté: quelques chemises de soie et une longue robe vert pâle, sans manches, toute en plis pour plus de fluidité.

Le nom du remplaçant de Jason Wu à la tête des collections femmes d'Hugo Boss n'a pas encore été annoncé.

La marque, qui semble hésiter entre un positionnement haut de gamme ou luxe, a effectué plusieurs changements stratégiques depuis l'arrivée d'une nouvelle direction il y a 18 mois: elle s'est recentrée progressivement sur la mode hommes, a ralenti le développement de ses magasins, et mis plus de moyens dans le commerce en ligne.

J. Mendel à Hollywood

Plus en discrétion que les grandes machines de la mode, le créateur français Gilles Mendel a présenté mardi une collection sous marque J. Mendel inspirée par deux héroïnes d'Hollywood à la personnalité très affirmée, Louise Brooks et Katharine Hepburn.

S'il se situe dans un créneau assez intemporel et ne conçoit presque exclusivement que des robes, des manteaux et des accessoires, Gilles Mendel a bien entendu le mouvement #metoo se lever et sa collection lui fait écho.

«Ces femmes étaient très fortes», explique l'héritier de ce grand fourreur qui est maintenant plus connu pour sa mode prêt-à-porter. «Pour moi, elles sont une inspiration pour les autres femmes.»

Comme à chaque collection, ses pièces sont d'une finesse remarquable, qui ne peut souvent se percevoir qu'en y regardant de très près, avec l'aide de techniques artisanales comme le plissage à la main.




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