Même si le mariage est avant tout une question d'amour, il est forcément aussi une question d'argent. Voici comment calculer le budget pour le grand jour et ce que l'on peut faire pour 5000$, 10 000$, 20 000$... ou plus!

Publié le 31 janv. 2012
Emilie Laperrière, collaboration spéciale LA PRESSE

Évaluer le budget d'un mariage peut être un véritable casse-tête. Pour avoir une idée du montant total, deux solutions simples s'offrent aux futurs mariés.

Déterminer d'abord le nombre d'invités est une option. «Les frais pour la salle, la nourriture et l'alcool représentent normalement 50% du budget», explique Maryse Noël, organisatrice de mariages. «En règle générale, ces frais oscillent entre 60$ et 100$ par invité», ajoute Amélie Marcotte-Losier, coordonnatrice d'événements. Pour un groupe de 75 personnes à 100$ par invité, le budget du mariage sera donc d'environ 15 000$.

On peut aussi fixer la somme que l'on est prêt à dépenser et adapter le nombre d'invités en conséquence. «Il faut déterminer les frais fixes, ceux qui ne changent pas en fonction du nombre de convives, comme les vêtements, les alliances ou le célébrant», détaille Mme Marcotte-Losier. Si ces derniers s'élèvent à un montant élevé, le nombre d'invités sera restreint pour diminuer les autres dépenses.

5000$

Est-il possible de se marier avec aussi peu que 5000$? «Tout est possible, assure Maryse Noël. Avec un budget serré, il faut toutefois être prêt à faire des sacrifices.»

Selon Mme Marcotte-Losier, les mariages à petit budget sont l'occasion idéale pour laisser libre cours à sa créativité. «Les faire-part peuvent être conçus par un ami graphiste, la robe peut être confectionnée par la soeur aux doigts de fée et les cadeaux pour les invités peuvent être fabriqués de nos mains», illustre-t-elle.

Retenir les services d'un prêtre ou se marier au palais de justice coûte environ 300$. Pour économiser, les mariés peuvent organiser la cérémonie chez un parent et demander à un proche d'officier comme célébrant. Une salle communautaire pour la réception est également une option peu coûteuse. Acheter l'alcool à la SAQ soi-même réduit aussi les dépenses.

10 000$

«En doublant le budget et en retenant le même scénario - la cérémonie chez un proche, avec un célébrant connu et la réception dans une salle communautaire -, le couple pourra s'offrir les services de professionnels», explique Amélie Marcotte-Losier.

Le photographe spécialisé, le fleuriste et le D. J. pourront donc être de la fête. Selon Maryse Noël, la musique fait d'ailleurs partie des dépenses essentielles. «Diriger une soirée, c'est un art. Il faut être attentif à ce qui se passe, aux goûts des mariés et des invités, et s'ajuster à l'ambiance générale», dit-elle.

20 000$

«C'est le coût moyen des mariages au Québec», indique Mme Marcotte-Losier. On peut donc s'attendre à une célébration plus traditionnelle. La cérémonie à l'église, le repas à plusieurs services et la réception dans un hôtel ou dans une salle seront probablement au rendez-vous.

Les futurs époux pourront également faire appel à des services professionnels plus onéreux, comme un traiteur.

... et plus!

À quoi peut-on s'attendre si on délie les cordons de la bourse? Mme Noël a déjà organisé un mariage s'élevant à 100 000$. «Avec un tel budget, les mariés avaient réservé le Centre des sciences de Montréal pour la soirée!», dit-elle.

Tous les professionnels, du traiteur au quatuor à cordes, étaient haut de gamme, évidemment, et même l'éclairage avait fait l'objet d'une attention particulière.

Petits trucs pour économiser

C'est toutefois un luxe que de ne pas avoir à se soucier de l'aspect financier. Pour réduire les coûts, pourquoi ne pas emprunter certains accessoires à des amis déjà mariés? Si quelqu'un de votre entourage possède une voiture ancienne, c'est l'occasion rêvée pour la lui emprunter.

«On peut dénicher des trésors dans les petites annonces», note aussi Mme Marcotte-Losier. Certains groupes Facebook (Bazar Mariage notamment) permettent d'acheter des accessoires pratiquement neufs à une fraction du prix. Ils n'ont servi qu'une fois, après tout!