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Facebook ferme des milliers de pages «trompeuses» liées à l'Iran et la Russie

Agence France-Presse
New York

Facebook a fermé 2632 pages, comptes et groupes sur sa plate-forme et celle d'Instagram, les accusant d'être liés notamment à l'Iran et la Russie et les qualifiant de « trompeurs » et « inauthentiques », a annoncé le groupe mardi au moment où il est pris dans une nuée de scandales et polémiques.

Bien qu'il ne fasse état d'aucun lien entre les différents pays et activités pour lesquels ces comptes ont milité, et qui concernent également la Macédoine et le Kosovo, Facebook affirme que ces pages « ont utilisé des procédés similaires en créant des nuées de comptes destinées à tromper les utilisateurs sur leurs identités et leurs activités », a affirme Nathaniel Gleicher, à la tête de la cybersécurité pour Facebook, dans un communiqué.

Dans le détail, le réseau social affirme avoir supprimé 1907 pages, groupes, ou comptes Facebook et Instagram liés à la Russie, 513 liés à l'Iran, et 212 liés à la Macédoine et au Kosovo.

Pour la Russie, les éléments incriminés par le groupe de Mark Zuckerberg relayaient, souvent à travers l'utilisation de faux comptes, des fausses informations liées à des thématiques comme le conflit en Ukraine, les réfugiés, la Crimée ou encore la corruption.

Environ 1,7 million de comptes sur le réseau social se sont abonnés à au moins une des pages mises à l'index par Facebook, réseau social le plus large au monde avec 2,3 milliards d'utilisateurs aujourd'hui.  

Pour l'Iran, les pages et comptes en question se présentaient parfois sous la forme de médias locaux se faisant passer pour de véritables groupes politiques ou médiatiques.

Les sanctions imposées par Washington à Téhéran, les tensions entre l'Inde et le Pakistan et les conflits en Syrie et au Yemen concentraient leurs activités, a affirmé Facebook, précisant qu'environ 1,4 million de comptes, Facebook ou Instagram, suivaient au moins une de ces pages.

Les comptes liés à l'Iran ont par ailleurs effectué environ 15 000 dollars de dépenses en publicité, payés en diverses devises, a noté Facebook.

Pris depuis des mois dans une cascade de scandales liés notamment à l'utilisation de données privées de ses utilisateurs, Facebook tente de redorer son blason, bien que le réseau social ait encore été mis en accusation ces derniers jours pour le rôle de son outil vidéo « live » utilisé par un tireur lors d'un attentat dans une mosquée en Nouvelle-Zélande.




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