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Wimax ne sera pas la révolution annoncée

Attendue depuis longtemps, la norme 802.16e, ou le «Wimax mobile», fera bientôt son apparition officielle au Canada. Sauf que contrairement à ce qu'espèrent les adeptes de l'internet mobile, ce ne sera pas la révolution annoncée. C'est ce que proclame déjà la société Inukshuk, le plus important -sinon le seul- fournisseur de services Wimax au pays.

Wimax, c'est cette nouvelle norme sans fil qui permet de se connecter à l'internet à un débit maximal de 70 mégabits/seconde, et dont une seule antenne peut couvrir un rayon d'une cinquantaine de kilomètres. Même si, en pratique, ces chiffres sont beaucoup moins importants, il n'en demeure pas moins que la norme Wimax permet quelque chose que n'offre pas le Wi-Fi actuel : la mobilité.

«Par opposition à la portabilité du Wi-Fi, avec un appareil Wimax (802.11e), on peut se déplacer en voiture jusqu'à 100km/h et rester connecté à la même borne», illustre Dave Robinson, vice-président de Rogers Sans-fil et également membre du Conseil d'Inukshuk Internet, la société appartenant à parts égales à Rogers et à Bell Canada.

Autre distinction entre le protocole Wimax et le Wi-Fi : l'obligation d'avoir une licence pour installer une borne Wimax. Le Wi-Fi, comme les téléphones sans fil pour la maison, par exemple, utilisent un spectre de fréquences ouvert. Autrement dit, n'importe qui peut exploiter une borne Wi-Fi (ce qu'on fait tous, d'ailleurs). Ce n'est pas le cas pour le Wimax.

«Les deux bandes de fréquences commerciales du Wimax au Canada sont autour de 2,5 et 3,5 gigahertz, explique M. Robinson. Inukshuk a d'ailleurs obtenu des licences pour l'utilisation d'une partie de ces bandes de fréquences.»

Une bonne partie, d'ailleurs.

Des applications limitées

Suffisamment pour influencer sur le déploiement de cette technologie au pays. Et pour s'assurer que cette nouvelle façon de se connecter à l'internet ne rendra pas obsolètes leurs technologies sans fil déjà en place. Entres autres, les réseaux cellulaires de Bell et Rogers.

«On parle beaucoup de l'énorme potentiel technologique du Wimax, admet M. Robinson. Mais on oublie de considérer la viabilité commerciale de la technologie.» Il faut mettre en place un réseau d'antennes, il faut posséder une licence d'exploitation dans le spectre des fréquences, etc. Bref, ça coûte cher. Sauf peut-être pour des géants des télécoms comme Bell et Rogers, justement, qui ont déjà tous les atouts en main. Ou, du moins, les antennes.

«Et quand on y regarde de plus près, on constate que la téléphonie sans fil possède encore des avantages par rapport à Wimax : l'itinérance (à l'étranger) et la portabilité (des appareils de petit format) en sont deux exemples. Le protocole Wimax n'achemine que des données informatiques. Bref, on aura probablement deux réseaux : un pour la téléphonie et un autre, le Wimax, pour les ordinateurs portatifs. "

Moins cher, mais pas tant que ça

Autre aspect sur lequel ce nouveau type de réseau ne devrait pas avoir beaucoup d'impact, selon le porte-parole d'Inukshuk : les coûts d'utilisation du sans-fil au Canada. Ils sont parmi les plus élevés dans le monde et ils ne descendront pas, même si, de l'aveu même du vice-président de Rogers Sans-fil, le protocole Wimax est relativement peu coûteux à adopter.

«La technologie existe, les appareils et les applications sont en cours de développement. Pas de doute que le Wimax va rapidement devenir populaire, mais ça ne va pas faire baisser le coût des télécommunications au Canada», dit Dave Robinson.

En fait, un accès au réseau Wimax coûtera à peu près la même chose qu'un forfait téléphonique en ce moment, et fonctionnera de la même manière : un tarif de base et des frais additionnels si on télécharge plus de données que prévu. C'est pas mal, mais c'est loin de l'internet gratuit pour tous que faisait miroiter le protocole Wimax il y a de cela quelques années à peine

Le secteur de la mobilité vous intéresse? Consultez le blogue d'Alain McKenna.




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