Le scénario

Mis à jour le 28 févr. 2010
Kevin Massé LA PRESSE

Dix ans après les événements du premier volet, la ville sous-marine de Rapture est toujours hantée par son passé. Les Chrosomes, humains transformés par l'adam, substance qui devait à l'origine faciliter leur vie et dont ils sont maintenant dépendants, sont plus que jamais enclins à la violence.

Le premier Bioshock nous faisait découvrir la cité à travers les yeux d'un étranger. Une expérience imprégnée de multiples mystères qui en a fait le meilleur jeu de 2007. Cette fois, c'est dans la peau du premier «Big Daddy», un lourd scaphandrier, que l'on vit l'aventure. Un papa soudé au sombre destin de sa fille, qui a un lien direct avec la déchéance de cette nouvelle civilisation. Il faudra la retrouver afin de se libérer des chaînes qui nous retiennent à Rapture.

L'expérience du jeu

Comme le premier jeu de la série, Bioshock 2 respecte les principes établis par les jeux de tir à la première personne. Il propose un armement tout aussi original. Notre Big Daddy a donc dans une main l'une de ses nombreuses armes et, dans l'autre, des pouvoirs spéciaux, nommés Plasmides. Plus la partie avance, plus on peut acquérir l'un et l'autre grâce à l'argent et à l'adam amassés.

Les Plasmides permettent d'aborder les combats d'une façon très personnelle. On peut enflammer, glacer et foudroyer les ennemis. Plusieurs autres pouvoirs s'ajouteront ensuite afin de nous aider dans notre quête, par exemple hypnotiser un ennemi pour qu'il combatte à nos côtés et maîtriser des tourelles.

L'environnement aussi sera notre allié. On pourra notamment électrifier une flaque d'eau dans laquelle baignent les pieds de plusieurs Chrosomes, ce qui leur sera fatal. Il suffit donc de connaître le mieux possible nos pouvoirs afin d'aborder intelligemment chaque situation.

Ajoutons à cela de nouvelles créatures et les choix moraux liés aux Petites Soeurs, des petites filles accros à l'adam, et Bioshock 2, comme le premier jeu, est une véritable perle dans l'univers des jeux vidéo. L'intelligence artificielle nous surprend agréablement. On prend rapidement conscience que notre immense armure ne fait pas le travail contre les ennemis coriaces animés par le jeu.

Un mode multijoueurs est aussi proposé. Celui-ci demeure assez classique. Jusqu'à 10 joueurs peuvent s'affronter dans Rapture à travers sept scénarios différents. Un ajout sympathique qui n'a pas la valeur de la campagne solo.

Son et images

Le moteur graphique n'ayant guère changé, Rapture garde le même esprit que dans le premier jeu. La ville, aux allures de l'imaginaire de Jules Verne, est splendide. L'ambiance sonore, avec ses silences troublants et sa trame musicale qui ponctue les moments de suspense, est fort bien conçue. Pour une ville sous-marine, l'immersion est totale. On aurait quand même souhaité un peu plus de nouveautés.

Le Verdict

Cette deuxième visite à Rapture n'a certainement pas un impact aussi saisissant que la première, mais on retrouve toutes les qualités du premier jeu, enrichies de belles améliorations. L'imaginaire de Bioshock vaut toujours le coup.

****

Testé sur PC

Concepteur: 2K Marins

Éditeur: 2K Games

Console: PC, PS3, Xbox 360

Cote: M (17 ans et ")