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Infernal : une petite virée en enfer?

Malgré une cote à 16 ans et plus, ce jeu mériterait une cote beaucoup plus élevée, non seulement à cause de la violence du jeu, mais à cause du fond satanique de l'histoire. Infernal, c'est vraiment une virée en enfer dans tous les sens du terme.

C'est l'histoire de Ryan Lennox, un ange déchu qui est passé du côté sombre de la force, comme disent les Jedis de Star Wars. Ange défenseur du bien aux côtés de Dieu, il perd son job et redevient mortel. C'est alors qu'il est recruté par les forces de l'enfer et le diable en personne, lui dont les troupes ont été presque réduites à néant.

Techniquement, le jeu est vraiment bien fait, mais l'histoire en est une digne des films d'horreur. Le tueur satanique nouvellement recruté se bat contre d'autres anges, contre des moines armés. Il gagne de la force en demeurant dans les ténèbres, perd ses pouvoirs à la lumière et à proximité des lieux saints.

Pire, il reprend de l'énergie et fait le plein de ses forces maléfiques pas seulement en tuant ses ennemis, mais en absorbant leur âme. C'est un monde de tromperies, de pouvoirs surnaturels comprenant une panoplie d'armes pour déchaîner l'enfer sur terre.

C'est là que je décroche. Le jeu a beau être un jeu et ne rester qu'un jeu, il y a quand même des limites dans les échelles de valeurs. C'est tout aussi stupide socialement que la production d'un jeu autour du massacre à Columbine ou les imbécillités amorales de Grand Theft Auto où il faut massacrer des innocents pour mener à bien une mission. Des combats de monstres, des tueries dans les jeux de guerre intergalactique, des fictions autour des grandes guerres mondiales, ça restera toujours de la violence. Mais cette fois, on tombe dans une approche eschatologique avec un point de vue très torturé sur la spiritualité.

Je donne quand même une très bonne note au jeu parce qu'il est techniquement très bien fait. Ça demeure un jeu et une fiction même si philosophiquement le fond de l'histoire est contestable. Les effets spéciaux, tout le graphisme, les dessins, les décors et les personnages sont d'une grande qualité. Les commandes sont faciles à utiliser au clavier. Il faut user de tous les trucs possibles pour vaincre les adversaires, notamment en apprenant à contrôler la téléportation. Comme jeu et techniquement, c'est vraiment bien. Pour le reste, vous aurez compris mes bémols.

ÉVALUATION : ****

Disque PC. Configuration minimale : Processeur 1,7 GHz, Windows 2000 et supérieur, de 512 Mo à 1 Go de mémoire vive, carte graphique 128 Mo, lecteur DVD 4 X. Éditeur : Eidos. Prix suggéré : 40 $. Distributeur : PMD Logisoft.

Shadowrun: un premier jeu pour Vista

Premier vrai jeu pour le système d'exploitation Vista de Microsoft, Shadowrun permet aussi de jouer en réseau sur Live Anywhere contre des utilisateurs du même jeu sur la console Xbox 360. Cependant, il faut absolument être en ligne par l'intermédiaire d'un compte Windows Live, même si l'on veut jouer seul contre l'ordinateur.

Il faut prendre un abonnement pour jouer en ligne. Dans la boîte, il y a un code bon pour un mois dans la section Xbox Live Gold, mais selon plusieurs gamers sur les forums de jeu, l'abonnement gratuit dans la section Live Silver est suffisant pour la majorité des joueurs, sauf pour affronter des amateurs sur la Xbox 360, qui n'aurait d'autre choix que l'abonnement Gold.

C'est un jeu de combat extrême à la première personne (FPS) et non un jeu de rôle comme celui de la version papier, même s'il est basé sur la même histoire. Ce sera donc des combats, et rien que des combats, alliant non seulement les armes, la technologie, mais aussi la magie comme la téléportation, l'arbre de vie qui revigore les combattants, la résurrection des membres de l'équipe morts au combat et bien d'autres trucs pour repousser les ennemis pendant les nombreuses missions.

Il y a quatre races : les humains, les nains, les elfes ou les trolls. Avant de partir au combat dans les missions, il faut acheter des armes supplémentaires et des sorts. Autrement, le joueur part à l'aventure avec un pistolet et deux grenades. Il faut donc gagner des combats pour avoir plus d'argent et obtenir un meilleur équipement.

Le jeu semble avoir été conçu pour utiliser une manette par défaut, celle de la console Xbox, mais on peut tout aussi bien jouer au clavier avec une feuille de notes pour les nombreux raccourcis, le temps de tous les mémoriser. Il faut passer par le centre d'entraînement pour apprendre à utiliser les armes et les sorts, tout en effectuant quelques missions à la fin des six chapitres d'apprentissages. Ensuite, on peut jouer en ligne. Au moment de faire les tests, les joueurs étaient peu nombreux sur les serveurs, même si l'on peut faire des parties avec un ou 15 partenaires et adversaires.

J'ai trouvé le graphisme très intéressant et le niveau de jeu agréable, même si c'est répétitif puisque ce n'est que du combat.

ÉVALUATION : ****

Disque PC. Configuration minimale : Processeur Dual Core 2 GHz, Windows Vista, 2 Go de mémoire vive, carte graphique 3D à 256 Mo de mémoire vive, lecteur 4 X. Prix suggéré : 50 $.

La malédiction de Judas

Pour rester dans les histoires de religion, Micro Application propose une enquête de Jonathan Dante, une sorte de thriller mystique. Son correspondant, un détective de Scotland Yard, l'informe que son oncle Frank, qu'il croyait décédé depuis 10 ans, vient d'être assassiné. Lorsqu'un inconnu tente de le tuer à son tour au retour des funérailles, Jonathan Dante commence une grande enquête qui le mènera progressivement, à travers les siècles, au coeur d'une conspiration millénaire remontant à l'aube de notre ère.

L'enquêteur doit faire face à la police, dont un enquêteur pourri, un meurtrier qui tue les agents secrets du Vatican. Il faut que le joueur trouve des indices, combine des objets et exécute plusieurs recherches en passant par Londres, Chartres.

On y parle de l'Ordre des Templiers, des Cathares, et du fameux livre l'Imago Sanctissimus qui contiendrait bien des secrets ; secrets à cause desquels les agents secrets du Vatican, dont Frank Dante, ont été assassinés. Et cet Imago Sanctissimus serait un médaillon fait avec l'argent de la trahison de Judas qui a livré Jésus aux soldats romains.

Le jeu se poursuit dans l'univers de secrets à trouver, des conspirations à déjouer. Il faut contrôler deux ou trois joueurs alternativement que ce soit Jonathan, Damien ou Kate jusqu'à la cinématique finale. D'ailleurs des cinématiques, il y en a en quantité. Trop même. Les dialogues sont longs, presque plus longs que la quête à compléter. Parfois, ça devient ennuyant tellement il y en a trop, bien que tout le bavardage permette de comprendre la légende, ou la fiction, autour de la malédiction de Judas.

Les contrôles sont simples puisqu'il s'agit du pointer-cliquer presque partout. Par contre, ça manque d'explication pour l'utilisation du communicateur et de l'envoi des messages. Les fonctions d'aide sont minimalistes et j'ai dû faire un appel à l'aide dans les forums de jeux pour m'y retrouver.

La façon de mener l'enquête n'est pas si complexe, même s'il y a plusieurs sites actifs dans les tableaux. Il faut prendre son temps et avoir un bon sens de l'observation et de la logique pour passer le jeu d'un bout à l'autre. Le graphisme est intéressant. L'histoire aussi, mais c'est un déroulement passablement lent par passer d'une étape à l'autre. Ce n'est pas pour les amateurs de vitesse ou les fervents d'adrénaline, mais le jeu est conçu pour ceux qui aiment davantage les intrigues.

ÉVALUATION : ***

Disque PC. Configuration minimale : Processeur 800 MHz, Windows 98SE et supérieur, 128 Mo de mémoire vive, carte graphique 32 Mo, lecteur DVD 4 X. Éditeur : Micro Application, Anaconda. Prix suggéré : 40. Distributeur : DLL Presse.




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