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Panne mondiale: Facebook dément toute cyberattaque

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Facebook a publié un communiqué mardi assurant que la panne s'était produite lors de mises à niveau techniques, non pas à cause d'une cyberattaque.

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Katia DOLMADJIAN
Associated Press
Paris

Le réseau social Facebook, qui revendique plus de 1,3 milliard d'abonnés dans le monde, a connu mardi une panne d'ampleur, longue de cinquante minutes, mais a démenti toute attaque de la part de pirates informatiques.

La nuit dernière, Facebook et sa filiale Instagram ont connu de très importants problèmes de connexion, des utilisateurs du monde entier relayant immédiatement l'information sur Twitter.

«Beaucoup de personnes ont eu du mal à accéder à Facebook et Instagram. Cela ne résultait pas d'une attaque de tiers mais s'est produit après l'introduction d'un changement qui a affecté nos systèmes de configuration. Nous avons rapidement résolu le problème et les deux services fonctionnent à nouveau à 100% pour tout le monde», a affirmé Facebook dans un communiqué, sans donner de détails.

Il a ainsi voulu faire taire les rumeurs circulant sur internet au sujet d'un éventuel piratage de ses systèmes, notamment après un tweet ambigu d'un groupe de pirates, Lizard Squad, que certains médias ont fait passer pour une revendication: «Facebook, Instagram, Tinder, AIM, Hipchat offline LizardSquad».

«Ce groupe est très visible ces temps-ci, et leur responsabilité est notamment avérée dans le piratage de PlayStation et Xbox à Noël», a commenté à l'AFP Gérôme Billois, expert en cybercriminalité au cabinet Solucom.

«Ils ont donc tout intérêt à revendiquer la panne de Facebook même si ce n'est pas vrai, car cela leur offre un formidable coup de communication dans les médias et sur internet. Mais habituellement, les grands acteurs de l'internet ont tendance à le dire lorsqu'ils sont victimes d'une attaque en déni de service» par des pirates informatiques qui bombardent de demandes un site jusqu'à ce qu'il tombe, juge M. Billois.

Droit dans ses bottes

«Si Facebook dément une attaque informatique, c'est qu'il est droit dans ses bottes, il ne prendrait pas le risque de démentir une telle information», renchérit Jérôme Robert, directeur marketing de la société Lexsi.

«Quant à Lizard Squad, leur tweet n'est pas vraiment une revendication. Ils ont certes un tableau de chasse mais rien du niveau de Facebook. Mais à la question 'Facebook peut-il être piraté?', la réponse est oui, même si en cas d'attaque de déni de service le groupe est capable de basculer très rapidement» ses infrastructures pour les préserver, ajoute M. Robert.

Interrogé par l'AFP, un opérateur mondial de réseaux a indiqué de son côté avoir constaté «que Facebook n'envoyait plus de trafic sur certains points d'échange, dont celui de Palo Alto en Californie qui est le principal point d'échange internet de la Silicon Valley» et également un des principaux noeuds d'interconnexion de trafic au niveau mondial.

Une des possibilités est que Facebook ait procédé à des changements internes de configuration sur un ou plusieurs de ses routeurs (qui constituent des équipements clés pour tout réseau informatique), et qu'un problème technique s'est alors produit et a «planté» l'émission de trafic, indique-t-il.

En mars 2012, la toute première panne d'ampleur du réseau social depuis sa création avait privé ses utilisateurs de connexion pendant environ deux heures. Plus récemment, en juin dernier, Facebook avait subi une importante baisse de trafic pendant une vingtaine de minutes.




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