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Chine: pressions de la Cour suprême sur des réseaux sociaux «désordonnés»

La Chine maintient un contrôle extrêmement étroit sur... (Photo Archives AFP)

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La Chine maintient un contrôle extrêmement étroit sur l'internet, où d'innombrables sujets sont censurés.

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Agence France-Presse
PÉKIN

La Cour suprême chinoise a dévoilé une décision accroissant la pression sur les opérateurs de réseaux sociaux, sommés de fournir à la justice les données personnelles des usagers soupçonnés d'«infractions», ont rapporté vendredi des médias d'État.

Ce nouveau cadre réglementaire a été adopté jeudi, alors que Pékin durcit la répression des voix dissidentes et des «rumeurs» sur les sites de microblogues et réseaux sociaux du pays.

Selon le journal China Daily, la plus haute juridiction chinoise a également l'intention de restreindre la pratique des messages rémunérés, à des fins de publicités ou d'influence, bien que les autorités y aient pourtant recours pour «guider l'opinion publique».

En plus des légions de censeurs, le gouvernement emploie une foule d'internautes pour diffuser la parole officielle -- surnommés «50 cents» en raison de la rémunération qu'ils reçoivent traditionnellement pour chaque message de propagande.

La seule province du Gansu recherchait en 2010 pas moins de 650 employés à plein temps pour publier en ligne des commentaires «orientant le public sur les sujets controversés», selon le journal officiel Global Times.

Mais les entreprises privées tentées d'utiliser les mêmes techniques de «communication» seront au contraire sévèrement sanctionnées, a averti la Cour suprême. «Certains internautes, tout comme les employés de certains opérateurs de plateformes et sites web, utilisent fréquemment leurs compétences pour se faire de l'argent en provoquant le désordre sur l'internet», a déploré son porte-parole Sun Jungong, cité par le China Daily.

L'institution a certes souligné, sans fournir de détails, que des informations personnelles telles que les adresses de domicile, les bilans de santé ou les casiers judiciaires ne devaient pas être diffusés en ligne.

Mais la Cour suprême a surtout évoqué des «mesures punitives» pour les opérateurs internet qui refuseraient de fournir aux autorités les détails complets -- identité, adresse IP et autres renseignements personnels -- de leurs usagers soupçonnés de «violations de droits» non précisées, selon l'agence Chine nouvelle.

La Chine maintient un contrôle extrêmement étroit sur l'internet, où d'innombrables sujets sont censurés.

Des centaines de blogueurs et journalistes ont été arrêtés depuis l'an dernier au cours d'une campagne contre «les rumeurs».

La Cour suprême a par ailleurs estimé que les vedettes du web chinois -- célébrités de la chanson ou du cinéma, ou blogueurs populaires -- avaient «une responsabilité encore plus grande que le public ordinaire» pour les contenus qu'ils mettent en ligne et les liens qu'ils communiquent.




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