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Le voyagiste Priceline se diversifie dans les restaurants en achetant OpenTable

OpenTable, basé dans la ville californienne de San... (Photo Chris Helgren, Reuters)

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OpenTable, basé dans la ville californienne de San Francisco, a été fondé en 1998 et était entré en Bourse en 2009.

Photo Chris Helgren, Reuters

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Sophie ESTIENNE
Agence France-Presse
NEW YORK

Le voyagiste en ligne américain Priceline va se diversifier dans la réservation de tables de restaurants avec l'achat pour 2,6 milliards de dollars du service internet spécialisé OpenTable, qu'il entend développer à l'international.

«Notre vision est qu'OpenTable devienne une plateforme mondiale», ce qui passera par «un plan solide et offensif», a promis Darren Huston, le directeur général de Priceline, évoquant lors d'une téléconférence avec des analystes «une extension naturelle» des activités actuelles de son groupe.

Comme d'autres sites acquis par Priceline, OpenTable doit continuer à opérer indépendamment et sous la conduite de ses dirigeants actuels après la transaction, qui a été approuvée à l'unanimité par les conseils d'administration des deux entreprises et devrait être bouclée au troisième trimestre. Mais les analystes voient beaucoup de synergies.

Mêmes clients

OpenTable, basé dans la ville californienne de San Francisco, a été fondé en 1998 et était entré en Bourse en 2009. Il revendique la place de premier service de réservation de tables en ligne, avec plus de 15 millions de clients servis par mois dans 31 000 restaurants, et rassemble les avis émis par beaucoup d'entre eux à l'issue de leur repas.

La société est en forte croissance (son chiffre d'affaires a augmenté de 18% à 190 millions de dollars l'an dernier) et elle est rentable, avec un bénéfice net annuel de 33 millions de dollars (+39%).

Le service fonctionne aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Allemagne, au Japon, et au Mexique. Il n'a toutefois une position vraiment solide que dans les deux premiers pays, et «Priceline pourrait aider à accélérer l'adoption et le progrès international d'OpenTable», notamment en y attirant des visiteurs de ses autres sites, soulignent les analystes de Bank of America, dans une note.

Priceline, qui est aussi propriétaire de la centrale de réservations d'hôtels booking.com ou du comparateur de voyages en ligne Kayak (racheté l'an dernier pour 1,8 milliard de dollars), est en effet déjà actif dans 200 pays, avec un chiffre d'affaires annuel de 6,8 milliards de dollars, pour un bénéfice net de 1,9 milliard.

Le groupe a des compétences techniques en termes de gestion opérationnelle dans plusieurs pays ou de traduction, par exemple, a souligné M. Huston, faisant valoir que les marchés et les modèles d'activité des deux sociétés étaient très proches.

«Passer de l'hébergement aux restaurants, ce n'est pas comme aller de Mars à Vénus», a-t-il commenté. «Ce sont les mêmes clients.»

«Proposer des réservations de restaurants aux voyageurs est très sensé», confirment les experts de RBC Capital Markets, qui s'attendent à un effet positif sur les résultats de Priceline cette année et l'an prochain.

Yelp comme prochaine cible?

La société de recherche eMarketer relève aussi qu'en élargissant son activité en ligne au-delà des voyages, Priceline pourrait «gagner une position plus solide dans la concurrence pour l'argent de la publicité avec (le leader du marché) Google», mais aussi trouver des opportunités de recettes publicitaires locales.

Signe des espoirs suscités par OpenTable, Priceline offre une prime importante: il va payer 103 dollars en numéraire par action, alors qu'OpenTable avait clôturé à seulement 70,43 dollars jeudi à la Bourse de New York.

Vendredi, le titre OpenTable s'envolait logiquement de 46,91% à 103,47 dollars vers 17h00 GMT (12h00 à Montréal), tandis que Priceline perdait 2,34% à 1.197,35 dollars.

L'action du site de commentaires d'internautes Yelp grimpait également, de 13,15%, à 74,50 dollars.

Certains analystes voient en effet dans l'achat d'OpenTable une nouvelle preuve de l'intérêt suscité par les services internet ayant une activité bien implantée au niveau local et intégrant des avis d'internautes.

Bank of America estime que cela devrait profiter aux valorisations boursières des acteurs de ce secteur, évoquant justement «la valeur stratégique de Yelp» auquel Google s'était d'ailleurs intéressé dans le passé, rappelle la banque.




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