Les journaux britanniques Times et Sunday Times, dont l'accès est payant sur internet depuis juillet, ont enregistré «plus de 105 000 connections payantes» en quatre mois, a annoncé mardi leur propriétaire en reconnaissant une chute considérable de son audience en ligne.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Depuis quatre mois, les lecteurs du Times et du Sunday Times doivent payer 1 livre (1,1 euros, 1,6 dollars) par jour ou deux livres par semaine pour lire en ligne leurs journaux.

Le nombre de lecteurs du Times et du Sunday Times sur internet a chuté très sensiblement depuis l'introduction de l'accès payant. Les sites des deux journaux enregistraient 3,1 millions de connections mensuelles quand l'accès sur le web était gratuit, selon le propriétaire des journaux, News International.

«On s'attendait à une chute du nombre de connections», a reconnu une porte-parole de News International, Alice Macandrew.

Environ la moitié de 105 000 connections payantes enregistrées depuis juillet correspondent à des abonnements mensuels, a précisé dans un communiqué News International, qui possède aussi les tabloïds Sun et News of the World.

En introduisant cette nouvelle formule, News International, la filiale britannique du groupe de presse News Corporation de Rupert Murdoch, cherchait à enrayer la chute des ventes papiers et à récupérer une partie des recettes publicitaires générées par internet au détriment de la presse papier.

En septembre, la circulation de la version papier du Times était de 486 868 par jour, soit 15% de moins que l'an dernier à la même période, et celle du Sunday Times d'un peu plus d'un million pour chaque édition, soit près de 10% de baisse sur un an.

Malgré un nombre relativement faible de connections, les dirigeants du groupe News Corporation ont fait part de leur satisfaction.

Les chiffres publiés mardi «renforcent notre croyance que notre journalisme a de la valeur et que les clients répondront à l'investissement, l'innovation et la qualité qui sont les caractéristiques de nos titres et de notre société», a affirmé James Murdoch, le président et directeur général de News Corporation pour l'Europe et l'Asie.