Le séisme qui a été ressenti dans certaines parties du Québec et de l'Ontario, en juin, a secoué davantage que le sol.

Stephanie Levitz LA PRESSE CANADIENNE

Lors des minutes ayant suivi la secousse sismique de magnitude 5 sur l'échelle de Richter, les gens expliquaient de quelle façon ils avaient vécu l'événement sur des sites sociaux tels que Twitter. Cependant, il était impossible d'obtenir des informations officielles en ligne.

En effet, le site web du ministère des Ressources naturelles était paralysé par les internautes, indiquent des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

L'agence fédérale a été sollicitée à un point tel qu'elle a dû faire appel au Service géologique des États-Unis pour informer les Canadiens.

Il fallu deux heures au personnel du ministère pour trouver une solution temporaire, et le site n'a pas été entièrement accessible avant quatre heures.

Un responsable des Ressources naturelles a reconnu que la panne avait suscité des questions quant à la capacité du ministère à informer la population en case de catastrophe naturelle telle qu'un séisme ou un tsunami.

Selon le directeur du Service canadien d'information sur les risques, David McCormack, l'importance, le moment et le lieu du séisme ont suscité davantage de réactions que d'habitude.

M. McCormack affirme que le fait que la secousse n'ait pas été suffisamment forte pour provoquer une panne de courant et ait eu lieu durant les heures de bureau a fait en sorte que les gens ont tous consulté internet au même moment pour savoir ce qui s'était passé.

L'événement a cependant préoccupé l'agence quant à la possibilité que cela se produise à nouveau, de sorte que des mesures ont été prises afin d'éviter une telle situation.

On estime à 20 millions le nombre de personnes qui ont ressenti le séisme en Ontario, au Québec et aux États-Unis. Seuls des dégâts matériels ont été à déplorer.