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Canoë et Richard Martineau poursuivis

Richard Hénault
Le Soleil

Estimant avoir fait l'objet de commentaires diffamatoires dans un blogue diffusé par Canoë, l'avocate Susan Corriveau, de Québec, intente une poursuite de 200 000 $ contre le site Internet et contre Richard Martineau, le chroniqueur du Journal de Montréal qui tient le blogue en question.

Édité sur le site Canoë.ca, filiale de Quebecor Média, le blogue intitulé Franc parler a commencé à comporter des commentaires litigieux en avril, indique l'avocate de 56 ans dans sa requête en Cour supérieure. Ils provenaient de divers interlocuteurs de Martineau.

Outre des propos qualifiant Me Corriveau de «sans génie» ou de «belle tarte stupide», on y aurait trouvé l'affirmation d'un homme selon laquelle l'avocate «gagne ses causes à coup sûr car elle fournit à certains juges de la Cour supérieure de jeunes prostituées». L'individu s'inspirait de propos tenus par un des hommes accusés dans l'affaire de la prostitution juvénile à Québec.

«Une vérification élémentaire aurait permis d'apprendre que la demanderesse n'est pas l'avocate qui fut identifiée au procès de Robert Gillet», écrit à juste titre Me Suzanne Gagné, l'avocate de Me Corriveau qui se trouvait aussi à être l'une des avocates de l'ex-animateur de radio.

Un autre correspondant a lancé des insinuations à propos d'une prétendue implication de l'entourage de Me Corriveau dans la prostitution juvénile, entre autres celle voulant que son père, feu Lawrence Corriveau, était «un client notoire du réseau, qui a évité les accusations en raison de son décès».

S'il est vrai, par ailleurs, que le frère de la demanderesse, Richard Corriveau, a été condamné à l'emprisonnement pour fraude, l'insinuation concernant feu Me Lawrence Corriveau serait dénuée de tout fondement, affirme sa fille en soulignant que son nom n'a même jamais été évoqué dans l'affaire du réseau de prostitution juvénile.

Aveu de responsabilité

Suivant la requête de Me Susan Corriveau, les règlements du blogue de Martineau prévoient que Canoë et lui se réservent le droit de refuser tout message et que les propos injurieux ou diffamatoires n'y sont pas tolérés. En conséquence, estime la requérante, les défendeurs sont responsables du préjudice au même titre que les auteurs eux-mêmes. D'ailleurs, tous les commentaires visant Me Corriveau ont été retirés, en octobre, après qu'on eut signifié une mise en demeure aux défendeurs, ce qui, selon la requérante, constitue ni plus ni moins qu'un aveu de responsabilité.

L'avocate indique qu'à la suite de la publication des commentaires litigieux, elle a ressenti une vive douleur morale et une grande humiliation. «Elle a vu s'écrouler sa réputation et son intégrité professionnelle», ajoute sa procureure en rappelant le jugement de la Cour suprême qui a reconnu que la réputation d'un avocat constitue la pierre angulaire de sa vie professionnelle.




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