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Web 2.0: des Québécois tentent leur chance

San Francisco - Avec plus de 10 000 participants, l'Expo Web 2.0 qui s'est déroulée à San Francisco jusqu'à hier a vu défiler plusieurs entrepreneurs qui souhaitent voir leur produit reconnu ou mieux, financé. Des Québécois ont fait le voyage pour tenter leur chance.

Les trois partenaires de Praized ont payé eux-mêmes le coût de leur voyage à San Francisco.

C'est qu'ils croient que l'outil qu'ils ont développé, qui permet aux blogueurs de partager des listes de recommandations selon leurs affinités, a du potentiel. Et l'Expo Web 2.0, c'est la Mecque de ceux qui veulent se lancer en affaires sur Internet.

Trois billets d'avion et un séjour à San Francisco ne sont-ils pas chers payés pour une entreprise qu'ils ont démarré il y a moins d'un an?

«C'est ça être entrepreneur», dit Sylvain Carle, cofondateur de Praized.

Leur travail à l'Expo s'est fait en réseautage. Pas de kiosque, comme plusieurs autres jeunes entreprises. Seulement leur habileté pour les relations publiques.

Pour les cinq représentants d'Inpowr, également Québécois, l'expérience a été un peu plus intense.

Lundi, ils ont eu cinq minutes bien comptées pour présenter leur projet devant une salle où au moins 3000 participants étaient réunis. Six entreprises, dont la leur, ont été choisies parmi une soixantaine d'autres, ce qui leur a également donné une place sur le plancher de l'exposition.

Inpowr a démontré un site où les internautes peuvent évaluer leur niveau de bonheur et fixer des objectifs pour l'améliorer, le tout à la sauce 2.0.

Si l'espoir de revenir à Montréal avec des promesses d'investissements est grand, tant chez Inpowr que chez Praized, on sait que la partie n'est pas gagnée d'avance.

«C'est une business. Ça peut ne pas marcher, dit Michel Chioini, président d'Inpowr. On a la chance d'être ici. Mais si on n'était pas venu, on avait quand même un plan de match.»

Grâce à des contacts, les trois entrepreneurs de Praized, financé jusqu'ici par de l'argent privé, ont réussi à obtenir des entretiens avec des investisseurs en capital de risque de la Silicon Valley.

Tout comme les créateurs d'Inpowr, ils sont convaincu d'avoir entre les mains un bon produit qui cadre avec la vague de sites Web 2.0 qui connaissent du succès.

Mais ils savent également que les investisseurs voient beaucoup de projets arriver devant eux et que peu d'entre eux finissent par obtenir leur aval.

«Si on n'est pas capables d'aller chercher des sous des investisseurs en capital de risque, est-ce que c'est un échec? Est-ce qu'on va faire des millions avec ça ? Je ne sais pas, dit Sylvain Carle. Mais je ne ferais pas autre chose que ce que je fais. Pour moi réussir, c'est ça.»




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