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Cyberintimidation: le fléau du secondaire

Ariane Guillemette-Munger
La Presse

«Ils se servaient de la technologie pour rendre la situation encore pire. Ça leur permettait de faire circuler les photos et les rumeurs plus vite et plus loin.» Voilà un des témoignages recueillis par Jeunesse, J'écoute lors d'un sondage en ligne sur le comportement des adolescents dans l'univers virtuel.

Résultat : plus de 70 % des jeunes Canadiens ayant répondu au questionnaire avouent avoir été victimes de cyberintimidation. Quelque 2500 jeunes ont répondu au sondage du 20 décembre 2006 au 20 janvier 2007.

«Internet, c'est un moyen instantané, rapide et anonyme de diffuser de l'information. Intimider quelqu'un devient donc plus facile et ça vient rejoindre le jeune dans sa chambre, devant son ordinateur, dans son intimité», explique le directeur des services cliniques de Jeunesse, J'écoute Montréal, Bernard Desrochers.

Depuis deux ans, les intervenants de Jeunesse, J'écoute ont noté une augmentation des cas d'intimidation en ligne, une réalité qui s'explique par la popularité grandissante de l'espace virtuel et le pouvoir que procure l'anonymat des jeunes derrière leur écran. «Souvent, ce sont ceux victimes d'intimidation dans la cour d'école qui trouvent en internet un moyen pour se venger, souligne M. Desrochers. Mais ils réalisent généralement les impacts négatifs que la cyberintimidation peut avoir et l'ampleur de la situation, car le web offre un grand auditoire.»

D'après le sondage, 40 % des jeunes admettent avoir intimidé un des leurs par le biais d'internet. Les sujets de dérision sont généralement liés à la sexualité, à l'homophobie et au racisme.

Selon M. Desrochers, les jeunes doivent apprendre que l'utilisation de l'univers virtuel se fait selon un code d'éthique. Il dit compter sur la participation des parents et des écoles afin de développer et d'élaborer un tel code.

Bien que l'intimidation en ligne soit de plus en plus présente, les insultes criées durant les heures de classe ou la récréation ne sont pas disparues pour autant. «Moi, je n'ai jamais été victime de cyberintimidation. Mais de l'intimidation face à face, oui, c'est fréquent et ça arrive encore», confie un jeune de première secondaire de l'école Saint-Henri.

C'est à cet endroit qu'a eu lieu l'annonce officielle de la Marche Bell pour Jeunesse, J'écoute, qui se tiendra le 6 mai. Pour 2007, l'objectif est d'amasser trois millions de dollars qui serviront au financement de l'organisme.




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