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Nouvelles technologies: le sport professionnel en pleine mutation

Rafael Nadal retourne une balle frappée par Novak Djokovic... (PHOTO KENZO TRIBOUILLARD, ARCHIVES AFP)

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Rafael Nadal retourne une balle frappée par Novak Djokovic lors de la finale de Roland-Garros, le 8 juin 2014.

PHOTO KENZO TRIBOUILLARD, ARCHIVES AFP

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John BIERS
Agence France-Presse
NEW YORK

Nouveaux angles de vue grâce aux drones, technologies qui vous donnent l'impression d'être au premier rang au bord du terrain, ou influence des réseaux sociaux sur les contrats des vedettes: le sport professionnel assaisonné de nouvelles technologies est en pleine mutation.

Imaginez-vous assis au premier rang, juste derrière le parterre de fleurs, sur le court central de Roland-Garros le jour de la finale, ou au pied du ring à Las Vegas pour un combat de boxe poids lourds... Tout en étant tranquillement installé dans votre canapé.

Dans quelques années les fans de sport à la télévision vont pouvoir vivre les grands événements sportifs d'une manière tout à fait nouvelle, équipés de casques de réalité virtuelle qui leur offriront un ressenti inédit.

«Les gens sur leur canapé pourront vivre un match de basketball comme s'ils étaient assis au pied du panier. C'est incroyable», se réjouit David Blitzer, copropriétaire de l'équipe de NBA des 76ers de Philadelphie.

Cette vision futuriste n'est qu'un des exemples présentés au Sport Business Summit qui se tient cette semaine à New York, sur la manière dont les nouvelles technologies transforment le sport de haut niveau.

Pour l'heure, la technologie des casques de réalité virtuelle en est encore «à ses balbutiements», prévient Jens Christensen, patron de Jaunt VR, spécialisé dans ces appareils qui inondent la vue et l'ouïe et permettent quasiment de se soustraire à l'environnement immédiat.

Mais, lorsque les casques seront au point, ils auront le potentiel de totalement révolutionner la façon dont le sport est vécu par les spectateurs.

«Ce sera presque un médium à part entière», prédit M. Christensen.

Le copropriétaire de l'équipe de basketball des Celtics de Boston, Wyc Grousbeck, est un peu circonspect quant à cette perspective.

Le sport, la foule qui se lève comme un seul homme lorsqu'un beau panier est marqué, l'émotion du stade, sont difficilement transposables par le biais des seuls écrans, juge-t-il.

Un match, «c'est un événement qui transcende le simple téléphone intelligent», fait valoir M. Grousbeck.

«Le sport éclipse tout»

Mais pour Eric Shanks, patron de Fox Sports Media Group, un des poids lourds du marché, «vu sous le prisme des nouveaux médias, le sport éclipse tout».

Dans ses cartons, son groupe a projet de filmer une course de cyclo-cross à l'aide de drones pour proposer un angle nouveau aux spectateurs assis devant leur téléviseur.

Pour les athlètes aussi les cartes sont totalement rebattues.

Certaines sociétés offrent aux équipes de creuser dans des millions de publications sur les réseaux sociaux pour voir si un athlète en particulier mérite un contrat plus important au regard de son attractivité sur la toile.

General Sentiment, une société d'analyses de données basée à New York, se propose, elle, d'établir le profil des partisans d'un athlète donné à partir des réseaux sociaux afin d'aider les annonceurs à cibler au mieux les groupes qu'ils souhaitent toucher.

Si, par exemple, sur Twitter une majorité d'abonnés d'une équipe ou d'un joueur semblent préférer une marque de voiture à une autre, la marque en question pourrait être approchée en vue d'un futur contrat de commandite, selon Asher Feldman, directeur de la firme Strategic Analytics.

Mais avec la multiplication des supports sur lesquels les événements sportifs sont regardés, va rapidement se poser la question des droits de retransmission.

Selon Eric Shanks, 80 millions de personnes regardent des événements sportifs retransmis par Fox depuis un appareil mobile.

Quid alors des contrats entre ligues et chaînes de télévision, comme celui de neuf ans dévoilé en octobre entre la NBA et les chaînes TNT et ESPN?

«Qui enchérira pour ces droits» dans 10 ou 12 ans?», s'interroge David Blitzer des 76ers de Philadelphie. «Les noms [diffuseurs] vont changer.»




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