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2015, année de l'explosion du marché des objets connectés?

Brosse à dents, lunettes, montre, t-shirts... un Américain... (Photo David Paul Morris, Bloomberg)

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Brosse à dents, lunettes, montre, t-shirts... un Américain sur cinq possède déjà un objet connecté portable. Sur la photo: l'Apple Watch.

Photo David Paul Morris, Bloomberg

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Septime MEUNIER
Agence France-Presse
LA PLAINE-SAINT-DENIS

Le marché des objets connectés portables devrait réellement décoller en 2015, le lancement de l'Apple Watch agissant à la fois comme catalyseur et symbole de sa maturité, selon plusieurs intervenants réunis mardi à la conférence LeWeb près de Paris.

«En s'intéressant à la façon dont les nouvelles technologies ont été massivement adoptées dans le passé, nous avons relevé beaucoup de signes qui indiquent que cela va se produire l'année prochaine pour les objets connectés portables», explique à l'AFP J.P. Gownder, un analyste du cabinet de recherche Forrester.

Brosse à dents, lunettes, montre, t-shirts, une étude PwC publiée en novembre soulignait qu'un Américain sur cinq possédait déjà un objet connecté portable et prévoyait d'ici deux ans un taux d'adoption similaire à celui enregistré par les tablettes.

L'étude Forrester dévoilée mardi révèle elle que 68% des décideurs technologiques dans le monde affirment qu'ils représentent désormais une priorité pour leurs entreprises.

Du côté des consommateurs, 45% des Américains et 32% des Européens déclarent être séduits à l'idée de posséder un «wearable».

«L'écart dans le souhait d'adoption est seulement d'un an entre les États-Unis et l'Union européenne alors qu'il était compris entre trois et quatre ans pour les précédentes technologies, cela démontre l'attrait pour ces produits», note James McQuivey, un autre analyste de Forrester.

Selon lui, d'ici douze mois 10 millions d'unités de la montre connectée d'Apple, qui doit sortir normalement en février, auront été écoulées, popularisant définitivement ce type d'objet.

«On voit finalement arriver un acteur majeur qui va donner une légitimité à l'ensemble du marché tout en démontrant ses possibilités», estime-t-il.

«Pour autant cela ne signifie pas que ce marché dynamique soit la panacée, car 80% des nouveautés lancées en 2015 vont connaître l'échec», assure J.P. Gownder.

«Il est assez difficile d'imaginer la forme que prendront les prochains objets portables connectés, et de savoir lesquels vont marcher», souligne à cet égard David Rose, président de la start-up Ditto Labs et chercheur au MIT, à l'origine de la conception en 2008 du premier pilulier connecté.

Plus de simplicité

Entre le portefeuille qui s'ouvre avec plus de difficulté lorsque son propriétaire a dépensé le budget mensuel qu'il s'est fixé, le parapluie dont le manche scintille lorsqu'il va bientôt pleuvoir, ou la pilule caméra qui évite au patient d'avoir à subir une coloscopie, le choix est en effet vaste entre ce qu'il appelle «les objets enchantés».

Pour Cédric Hutchings, cofondateur de Withings, «2015 sera une année de transition essentielle où des objets high-tech s'inséreront dans un monde qui ne l'est pas», à l'image de la montre intelligente à aiguilles vendue par sa société, baptisée Activité.

«Nous sommes encore dans un marché très tourné vers l'innovation et sur un type de produits auquel les gens ne sont pas complètement sensibilisés», met-il néanmoins en garde.

«La clé d'un développement rapide ce sera donc de s'adresser aux consommateurs avec le plus de simplicité possible pour s'intégrer entièrement dans leur quotidien», prévient-il.

Cette nécessité se retrouve parmi les demandes des clients potentiels, qui sont deux fois plus nombreux à privilégier un bracelet à des lunettes, et préfèrent aussi les vêtements, écouteurs et chaussures à ces dernières, une explication possible aux difficultés actuelles de développement des Google Glass.

«C'est la convergence avec la mode et sa forme la plus simple, le vêtement, qui sera bientôt déterminante», prédit pour sa part Stéphane Marceau, président d'OMsignal, qui apporte sa technologie de capteurs biométriques dans le t-shirt Polo Tech de Ralph Lauren.

«À l'avenir, vous vous rendrez dans un magasin pour acheter une chemise ou un soutien-gorge, et vous n'aurez même pas à vous poser la question, ils seront connectés», estime-t-il.

Outre l'aspect économique, 2015 risque aussi d'être l'année où l'essor de l'informatique vestimentaire soulèvera des questions pressantes sur la vie privée de l'individu mais aussi sur sa sécurité, pompe à insuline et pacemaker connectés ayant notamment déjà montré leur vulnérabilité aux hackers.




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