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Après les PC, Lenovo rachète des serveurs d'IBM

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L'opération entre IBM et Lenovo doit encore recevoir le feu vert des autorités américaines et ces dernières pourraient y mettre plusieurs conditions.

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Sophie ESTIENNE
Agence France-Presse
NEW YORK

Le géant informatique américain IBM poursuit son recentrage en vendant une partie de ses serveurs au chinois Lenovo, qui avait déjà repris ses PC en 2005 et se renforce maintenant sur le marché des entreprises.

L'accord annoncé jeudi par les deux sociétés prévoit que Lenovo paye quelque 2,3 milliards de dollars, dont 2,07 milliards en numéraire et le reste en actions, pour les serveurs d'entrée de gamme (x86) d'IBM. Il reprendra aussi 7500 salariés environ, et les deux groupes conserveront une coopération commerciale.

IBM cherchait depuis l'an dernier à se séparer de cette partie la moins rentable de ses activités dans les serveurs.

«C'est une grande avancée pour nous, parce que ça nous permet de concentrer nos investissements sur les segments à forte ajoutée pour les entreprises clientes», s'est félicité lors d'une conférence de presse téléphonique Tom Rosamilia, vice-président en charge de la branche «Systèmes et Technologie» d'IBM, qui comprend justement les serveurs et a vu l'an dernier ses ventes plonger de 18,7%.

«Vendre cette activité à problèmes devrait permettre à IBM de se concentrer sur des activités à plus fortes marges comme les logiciels, où il faudra peut-être des acquisitions pour alimenter une croissance plus élevée, ou dans les équipements (équipements à marges plus élevées ou serveurs haut de gamme)», estiment dans une note les analystes de la banque Société Générale.

Coup d'accélérateur pour Lenovo

Du point de vue du groupe chinois, «c'est un pas logique», a assuré son vice-président Peter Hortensius lors de la conférence de presse.

Il a évoqué «des avantages commerciaux et financiers clairs» et s'est dit confiant dans la capacité du groupe à «rapidement intégrer» les nouvelles activités. «La transaction sur les PC l'a prouvé», a-t-il rappelé.

Il y a huit ans, ce sont les PC d'IBM que Lenovo avait rachetés. Le groupe chinois est devenu depuis le numéro un mondial sur ce marché, dépassant les Américains HP et Dell.

Mais le PC va mal, avec des ventes mondiales en repli de 10% l'an dernier, les consommateurs lui préférant désormais les smartphones et les tablettes, et Lenovo cherche à diversifier son activité.

Le groupe chinois est déjà un acteur mineur dans les serveurs, mais en rachetant ceux d'IBM il passe à la dimension supérieure.

«Cela accroît notre activité d'un facteur de presque 10», a indiqué Peter Hortensius, précisant que Lenovo va passer de la 6e à la 3e place mondiale, avec une part de marché de 14%. HP et Dell sont actuellement les deux premiers acteurs mondiaux, avec respectivement 27% et 20% du marché, selon la Société Générale.

Lenovo risque de perdre à court terme certains clients d'IBM en Europe et aux États-Unis, mais devrait regagner des parts de marché «sur une perspective de 3 à 5 ans» comme il l'a fait pour les PC, d'après les analystes de la banque Barclays. Ils s'attendent en revanche à des succès en Chine «dès le premier jour, en particulier avec le gouvernement».

Examen poussé en vue sur la sécurité

La transaction devrait être bouclée «dans un délai de six à 9 mois», selon Peter Hortensius, le temps d'obtenir l'approbation des régulateurs de toute une série de pays.

Les conséquences en termes de sécurité nationales devraient aussi être examinées, en particulier aux États-Unis où plusieurs groupes chinois ont suscité des inquiétudes ces dernières années.

IBM et Lenovo comptent anticiper et soumettre volontairement un dossier au comité américain sur les investissements étrangers, généralement chargé d'approuver les transactions «sensibles».

«Il pourrait y avoir des risques pour la sécurité nationale, mais cela dépend de la façon et de l'endroit où les serveurs sont utilisés», estime Jonathan Gafni, président du cabinet de consultants Compass Point Analytics LLC.

Peter Hortensius s'est dit confiant, faisant valoir que ces serveurs étaient désormais très répandus et assurant que Lenovo avait une «réputation très solide de très grand respect (des régulations) et de transparence».




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