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TV à écran plat: et le son dans tout ça?

Michel Truchon
Le Soleil

Depuis plus d'un an, c'est la folie furieuse : tout le monde craque pour les nouveaux écrans plats, donnant un second souffle à l'engouement pour le cinéma maison. Mais, cette fois, c'est l'image qui a la cote, et l'autre volet, la reproduction sonore, pourtant essentielle, semble totalement oubliée.

Certains semblent croire que l'arrivée d'un panneau - qu'il soit à ACL ou à plasma - vient de régler tous les problèmes et qu'ils sont désormais les heureux propriétaires d'un «cinéma maison» complet. On semble passer outre une évidence physique pour le moins logique : les panneaux étant fort minces et la tendance au dépouillement allant en s'accélérant, on se demande où diable les fabricants peuvent bien caser les haut-parleurs nécessaires à un son décent.

Pas besoin d'être ingénieur en acoustique pour constater que le rendu sonore des nouveaux téléviseurs - à l'exception de quelques véritables miracles dans les modèles de très haut de gamme, qui offrent en plus une sortie pour caisson d'extrêmes graves - n'a rien pour épater qui que ce soit. Dans l'ensemble, il s'agit d'un son tout juste bon pour écouter les téléromans et les bulletins de nouvelles. On est loin des téléviseurs à gros cabinet et des rétroprojecteurs qui permettaient d'utiliser de bons gros haut-parleurs et d'avoir un son satisfaisant.

Certains acquéreurs semblent par ailleurs avoir jugé que l'investissement dans l'écran est déjà suffisant et serrent les cordons de la bourse quand vient le temps de donner un compagnon sonore à leur belle image. Ce qui, dans certains cas, donne lieu au choix de petits ensembles «en boîte» qui peuvent pendant un moment donner satisfaction pour des effets sonores de base à la lecture de films, mais qui ne sauraient constituer une chaîne stéréo principale ni rivaliser avec des récepteurs de cinéma maison plus costauds.

Il serait également illusoire d'espérer que ces ensembles à «prix incroyable» seront capables de subir les outrages du temps au même titre que les téléviseurs promis à une espérance de vie allant au-delà des 50 000 heures... plus de 17 ans! Quelqu'un se souvient-il des bonnes vieilles chaînes stéréo qui ont duré leur vingtaine d'années sans problème? Un bon récepteur de cinéma maison et des enceintes adéquates, même si le tout coûte quatre ou cinq fois plus qu'un «cinéma en boîte», devraient faire de vieux os et donner un meilleur rendement.

D'autres, soucieux de l'apparence, constatent que leur vieille chaîne stéréo ou les grosses enceintes de leur ensemble de cinéma maison ne conviennent plus au portrait que crée le nouveau venu et ses allures futuristes. La minceur du panneau, son faible encombrement - surtout s'il est placé au mur -, commandent un accompagnement plus léger, plus discret. D'où l'intérêt croissant pour des chaînes les plus performantes possibles, mais en même temps moins visibles.

L'arrivée de nouvelles technologies comme les disques vidéo à haute définition (HD-DVD et BlueRay) et le passage au branchement par câble HDMI version 1.3 signifie par ailleurs que les amateurs de reproduction de son ambiant ont désormais accès à un nouveau chapitre d'ambiance sonore comme le Dolby Digital +, le dts-HD et le True-HD. Là également, il faut savoir que ce ne sont que les récepteurs plus récents, avec branchement HDMI 1.3, qui sont capables de composer avec huit canaux et un son non compressé.

Nul doute que plusieurs vont crier à l'arnaque et dénoncer la société de consommation, mais il reste que l'arrivée des nouveaux formats de téléviseurs et celle de la haute définition donnent le signal d'une ère nouvelle en matière de cinéma maison. Celle du son aussi fidèle que l'image, mais capable de rester en coulisse. Comme on le verra au cours des prochaines semaines, ce ne sont pas les solutions qui manquent.




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