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La quête du gadget absolu

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Patricia Sauzède-Bilodeau
Le Soleil

Alain McKenna est un de ceux qui mordent à pleine dent dans cette divertissante et dynamique industrie. Il lit, se renseigne, teste et rejette lorsqu'il croit qu'il n'en vaut pas la peine. Les bébelles, c'est son truc.

«Le BlackBerry est plus un produit pour les entreprises, lance d'emblée le chroniqueur informatique chez Technaute.com. Ce n'est pas la même chose que le iPhone qui est plus un divertissement. Le BlackBerry, c'est pour le travail.» La distinction est faite d'entrée de jeu. Le spécialiste des objets à touches soutient que la vague iPhone pourrait s'atténuer avec le temps. Tout dépend de la vitesse à laquelle l'industrie saura surpasser l'avance de la société.

«Le iPhone pourrait avoir un compétiteur parce que Rogers développe un téléphone, le S621, qui pourrait avoir les mêmes fonctions. Ça s'en vient.»

Contrairement à son compatriote, Nelson Dumais en a eu assez. Trop de bébelles inutiles finissent par se ressembler et surtout, servent à faire dépenser un consommateur qui ne sait plus où donner de la tête.

«Bientôt, ça va tout faire. Ça va même cruiser, lance Nelson Dumais, également chroniqueur chez Technaute.com. Sérieusement, on tente de développer le gadget absolu, le Saint-Graal. Bientôt, il va y avoir un appareil capable de chauffer l'eau au micro-onde.» Trop de fonctions, trop de «pitons» étouffent le vrai mandat des gadgets électroniques. «Il y a un problème générationnel parce qu'une grande partie de la population ne peut se servir de ces gadgets. Entre autres parce qu'ils ne sont pas ergonomiques. Le BlackBerry, par exemple, est loin d'être adapté pour tout le monde.»

Développer le gadget ultime ne serait pas le but de tous, insiste Alain McKenna. Puisqu'il y aurait encore de la place pour une technologie plus simple, accessible au commun des mortels, selon lui. «Motorola développe le RAZR, un téléphone régulier, comme n'importe quel téléphone qui sort de nos jours, à l'exception qu'il est très mince parce qu'il se glisse dans une poche.»

Un standing à tout prix

L'ancien spécialiste des gadgets, Nelson Dumais, soutient que l'industrie «folle et débridée» mise trop sur un standing, un style de vie que les consommateurs veulent adopter. Le iBook, le BlackBerry, le iPod, tous sont le signe de sa classe sociale.

«On dit que Apple est la BMW de l'informatique. Apple mise sur le design et vend un genre de lifestyle. C'est un peu : "Dis moi quel gadget tu as et je te dirai de quelle classe sociale tu fais partie."» Affirmation qu'Alain approuve, mais ne voit pas nécessairement d'un mauvais oeil.

«C'est certain qu'Apple joue sur le style. Le iPhone a une belle gueule, il a l'air haut de gamme. Les gadgets Apple sont beaux, et c'est normal, c'est plus attirant.»

Peu importe, qu'on y adhère ou pas, l'industrie se dirige dans une direction avec un élan difficilement arrêtable, soutiennent les deux experts.

«On s'en va un peu partout, mais on se dirige beaucoup vers la vidéo, le partage de la vidéo à cause de YouTube. Je crois que l'industrie s'en va dans cette direction», de conclure Alain.

À CONSOMMER, AVEC MODÉRATION

Voici quelques percées inusitées de la technologie de cette dernière année proposées par François-Dominic Laramée de Branchez-vous.com. Certaines fort utiles, d'autres un peu moins...

Toyota, Ford, tout le monde met sur le marché une voiture hybride. Tesla a développé la première voiture sport 100 % électrique, la Telsa Roadster. Au coût de 90 000 $US, la bagnole coupée sport devrait être disponible dès cet automne.

Elles sont moins utiles que la voiture électrique, mais beaucoup plus inusitées : les bottes à ressorts AirKicks. Élaborées sur le modèle des bottes de ski alpin, ces chaussures permettent de marcher ou de courir en gambadant. Allez jeter un coup d'oeil au site Internet :

https://www.iwantoneofthose.com/new-arrivals/airkicks/index.html

L'Agence scientifique technologique du Japon a développé un bébé robot. Il s'agit du CB2, un robot de 1,3 m et de 33 kg qui réagit aux stimuli extérieurs comme un bambin de 12 à 24 mois. Bref, il se lève, cligne des yeux et a même une panoplie d'expressions faciales. Patience, il n'a pas encore été mis sur le marché.

Certains apprécieront un peu moins l'autre suggestion. Le premier réveille-matin dont le snooze est difficilement accessible, car il vole. Et oui, plutôt que d'appuyer sur le bouton qui est à la portée de la main, le propriétaire de cet ingénieux engin devra se lever pour lui clouer le bec.

https://www.boysstuff.co.uk/product.asp?id=13583

LES GRANDS DOSSIERS : Branchez-vous, qu'ils disaient...

- La quête du gadget absolu

- Êtes-vous technostressé ?

- Êtes-vous googlable ?

- Internet : la grande égalité ?

- Facebook: les amis de mes amis sont mes amis

- La tyrannie du courriel

- De la Remington au BlackBerry

- Gérer la bête

- Le diable dans la machine

- CC et CCI : l'art de la socialité conforme




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