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Le vote électronique à l'épreuve du feu

AFP
Montréal

Les machines à voter électroniques connaîtront leur baptême du feu pour un scrutin présidentiel le 22 avril, en France.

1,5 million d'électeurs, sur 44,5 millions d'inscrits, pourront ainsi exprimer leur voix.

82 communes de plus de 3500 habitants - volontaires - ont été autorisées à utiliser des machines à voter. Les communes équipées comme Brest, Le Mans, Issy-les-Moulineaux, se situent en métropole.

Chaque machine coûte environ 4000 euros (6100 dollars canadiens), l'État accordant 400 euros (600 dollars canadiens).

L'«urne électronique» comporte plusieurs boutons permettant de voter pour le candidat de son choix et un bouton «vote blanc».

Avantages: facilités pour les handicapés, économies de papier et dépouillement plus rapide.

Les bureaux de vote peuvent être moins nombreux et plus gros, le nombre de personnes requises (présidents, assesseurs, ...) réduit.

Le ministère de l'Intérieur souligne que les machines, toutes fabriquées à l'étranger, sont parfaitement fiables et qu'elles n'ont jamais connu de problème depuis leur lancement en 2003.

Elles ne fonctionnent pas en réseau et répondent à un règlement contraignant. Leur conformité a été vérifiée par deux organismes indépendants.

Le PS a demandé un moratoire sur leur utilisation, en dénonçant des «risques réels de fraude et d'erreurs massives».

Des informaticiens soulignent que des fraudeurs peuvent intervenir lors de leur fabrication, transport ou stockage et qu'un ordinateur n'a pas besoin de fraudeur pour produire des résultats en erreur (bogues, défauts de programmation...).

Le maire PS du Mans, Jean-Claude Boulard, dont la commune est en pointe dans l'utilisation des urnes électroniques, a répondu que «les erreurs et fraudes constatées dans l'histoire ont toujours été le fait des hommes dans le cadre des procédures manuelles de vote».




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