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RBO protège son Bye Bye des pirates du Web

Rock et Belles Oreilles a envoyé son avocat gronder les sites d'échange de vidéos comme YouTube et Daily Motion, ces derniers jours, afin d'y faire débrancher les clips du Bye Bye de RBO, diffusé à Radio-Canada.

Quelques heures après la diffusion du Bye Bye, la baveuse et controversée revue de l'année de RBO était déjà disponible sur le site Internet Daily Motion. En version intégrale!

«Quand on a vu ça, le 1er janvier, on a tout de suite avisé Daily Motion que ces extraits étaient protégés par des droits d'auteur, explique Jacques K. Primeau, coproducteur du Bye Bye et agent de RBO. Puis, le lendemain, Radio-Canada nous a fait savoir que plusieurs clips de l'émission étaient sur YouTube. On a avisé YouTube, le 2, à la demande de Radio-Canada.»

Hier, sur YouTube et DailyMotion, les mots-clés RBO et «Bye Bye» menaient à des pages où un message avisait les internautes qu'à la demande de RBO, ces sites avaient bloqué la diffusion des clips litigieux.

La société d'État possède les droits exclusifs de diffusion du Bye Bye, qui a attiré un auditoire record de 2,6 millions de Québécois, en vertu du contrat la liant aux coproducteurs (Gammick International, la boîte de production du groupe et L'Équipe Spectra). «Pour nous, le respect de ces droits est important. Sur notre propre site Web, on ne pourrait pas diffuser le Bye Bye sans s'entendre avec le producteur sur les droits à verser aux artisans!» dit Marie Tétreault, chef des communications aux nouveaux médias de Radio-Canada.

La Presse a retracé l'internaute qui a numérisé la version intégrale du Bye Bye sur Daily Motion. «Ce n'était pas la première fois que je mettais sur le site des émissions complètes, j'en ai mis de Radio-Canada, TQS, TVA, jure l'homme de Québec, qui a requis l'anonymat, par crainte de poursuites. Je n'avais jamais eu de réactions. Même quand j'ai mis des clips de Tout le monde en parle. C'est juste le Bye Bye qui les a fait réagir.»

La popularité des sites de partage de vidéos comme YouTube a littéralement explosé, en 2006. Le Québec ne fait pas exception à l'engouement pour ces sites. En 2006, le sein de la comédienne Lucie Laurier fut un hit instantané sur YouTube (l'extrait fut retiré à la demande de MusiquePlus), tout comme la désopilante débandade de la famille Dion à On n'a pas toute la soirée (l'extrait y prospère encore, TVA ne s'étant pas opposé à sa prolifération).

L'offensive juridique de RBO est quand même paradoxale: des dizaines de clips de vieux sketches du groupe, des classiques des années 80 et 90, circulent sur YouTube. Sans que RBO ne proteste. «On tolère, dans le cas de sketches, c'est vrai. Faut-il toujours tolérer? Ça dépend. Dans le cas du Bye Bye, le problème, c'est que toute l'émission était sur ces sites», dit Jacques K. Primeau, notant que le Bye Bye de RBO, le premier «vrai» Bye Bye depuis 1997, est le premier à se frotter à la réalité du partage de fichiers du Web, inexistante il y a 10 ans.

À TVA, on a choisi de ne pas combattre le nouvel ordre numérique. «Si on demande de les supprimer, ça va être pire, lance la porte-parole, Nicole Tardif. Ça va ressurgir ailleurs. Et puis, il y a du positif. Un vieil adage dit: Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en. Alors oui, c'est une forme de publicité, quand un extrait de TVA se retrouve sur ces sites.»




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