Très loin de Montréal et des guerres de mots visant à déterminer qui, entre lui et Carey Price devrait obtenir le prochain départ du Canadien, Jaroslav Halak s'est hissé parmi les meilleurs gardiens du tournoi olympique.

Mis à jour le 26 févr. 2010
François Gagnon LA PRESSE

Après une journée de répit qui lui a permis de savourer la victoire surprise de sa Slovaquie natale aux dépens de la Suède, un gain de 4-3 au cours duquel il a réalisé 26 arrêts, Halak sera devant le filet de son équipe contre le Canada vendredi soir.

Une décision qui va de soi.

«Jaroslav est la principale raison expliquant notre présence en demi-finales. Nous venons de disputer un très fort match pour battre une très bonne équipe, l'équipe championne des derniers Jeux olympiques, mais Halak a été notre meilleur joueur depuis le début du tournoi», a d'ailleurs indiqué son capitaine Zdeno Chara.

Jaroslav Halak a disputé les cinq matchs de son pays jusqu'à maintenant. Il en a gagné quatre accordant 13 buts. Il affiche une moyenne de 1,97 but concédé par rencontre et une efficacité de 92,3 %.

«J'en suis à mes premiers Jeux olympiques. Cette victoire contre la Suède représente certainement ma plus grande victoire en carrière. C'est, je crois, la plus grande victoire de notre pays. Mais battre le Canada serait certainement plus gros encore. Personnellement, ce sera mon plus gros défi en carrière», a lancé Jaroslav Halak après sa victoire de mercredi.

Fusillade époustouflante

S'il n'a pas eu à multiplier les miracles face à la Suède, Halak a connu un match époustouflant face à la Russie en ronde préliminaire. Dans une victoire de 2-1 arrachée en fusillade, Halak a réalisé 36 arrêts en 65 minutes de jeu. Il en a ajouté six en fusillade. Une séquence au cours de laquelle il a stoppé deux fois Alexander Ovechkin, qui l'avait déjoué une première fois, en plus de frustrer les Malkin, Kovalchuk, Datsyuk et Morozov.

«Ce fut un grand match pour l'ensemble de notre équipe. Cette victoire nous a donné confiance. Nous formons une équipe très unie. Une équipe qui compte des gars de toutes les générations. Nous savons que l'occasion qui s'offre cette année ne se répétera peut-être jamais et c'est ce qui nous pousse à vouloir en faire encore plus pour notre pays», a indiqué Jaroslav Halak.

Halak, Gaborik et les autres (s-t)

S'il sait que le match de vendredi contre le Canada sera difficile, Jaroslav Halak assurait ne pas avoir jeté un seul coup d'oeil à la partie qui a permis à Équipe-Canada de battre la Russie.

«Je dormais. J'avais un match à préparer.»

Quelles sont les chances de victoire de la Slovaquie face au Canada?

«Nous avons un très bon gardien, nous avons de la vitesse, des joueurs de talent, un bon groupe de défenseurs. Nous formons une bonne équipe. Nous serons négligés et c'est normal. Mais le match commencera 0-0 et il faudra garder le score serré le plus longtemps possible afin d'être le club qui sortira debout de la patinoire», a illustré Richard Zednik avec un sourire accroché au visage.

Même s'il partage le premier rang des marqueurs de son équipe avec Marian Hossa (2 buts, 7 points) Pavol Demitra assure que Marian Gaborik est le meilleur joueur de la Slovaquie et qu'il pourrait faire la différence face au Canada vendredi et lors des matchs des médailles en fin de semaine.

«Marian est l'un des meilleurs joueurs au monde. Il est certainement le patineur le plus rapide de la LNH. Les blessures l'ont empêché d'être reconnu à sa juste valeur. Mais nous savons ce qu'il peut faire et comme il est en santé, il représente un atout de premier plan pour nous.»