(Londres) « Nous continuerons de surveiller » : les athlètes qui pensent pouvoir se doper en profitant de la réduction des contrôles due à la pandémie de coronavirus devraient y réfléchir à deux fois, a averti la responsable de l’antidopage britannique à la BBC.

Agence France-Presse

« Il y aura toujours une minorité qui cherchera à se doper », a admis Nicole Sapstead, directrice générale de l’Agence britannique antidopage (UKAD).  

Mais « que ce soit maintenant, lorsqu’ils pensent être hors du radar, ou à tout autre moment, mon message à leur intention est très, très clair-nous continuerons à traiter les renseignements » les concernant, a-t-elle ajouté.

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Des échantillons d’urine sur un appareil servant à les agiter avant les tests de dépistage au laboratoire antidopage de Chatenay-Malabry, près de Paris.

« Nous continuerons de surveiller les lieux, nous continuerons de surveiller l’ensemble des informations dont nous disposons, comme les passeports biologiques des athlètes », a indiqué Mme Sapstead, en poste depuis 2015.

« Tout cela (les informations traitées, NDLR) nous aide à nous faire une idée de ce qu’un athlète pourrait faire pendant cette période », a-t-elle ajouté.

Certains pays, dont la Russie et le Canada, ont complètement cessé les tests. Mais la cheffe de l’antidopage britannique a cependant fait savoir aux athlètes et à leur entourage que profiter d’un assouplissement des contrôles ne leur servirait pas à grand-chose et mis en garde les potentiels tricheurs.

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Le Centre canadien d’éthique dans le sport a interrompu son programme de dépistage jusqu’à nouvel ordre. Ci-haut, une technicienne de laboratoire place des échantillons d’urine dans des flacons en vue de leur analyse au laboratoire de Lausanne, en Suisse.

« S’ils pensent qu’ils vont s’en sortir, ils se trompent lourdement, lourdement. Et au moment où les organisations antidopage recommenceront à intensifier leurs activités, nous les poursuivrons », a-t-elle insisté.

Même si l’UKAD effectue encore des tests d’urine, Nicole Sapstead a néanmoins admis qu’avec la mise à l’arrêt du sport, une réduction des contrôles posait des problèmes, « c’est évident ».