(Tokyo) Les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo et le CIO ont indiqué jeudi qu’ils effectueront des coupes dans les « extras » prévus pour l’évènement de l’an prochain, dans l’espoir de limiter l’explosion des coûts qui se chiffrerait à plusieurs milliards de dollars.

Stephen Wade
Associated Press

John Coates, qui dirige l’équipe d’inspection du Comité international olympique aux Jeux de Tokyo, a mentionné en conférence téléphonique que ces coupures se feront essentiellement dans l’accueil et les zones publiques de divertissement, jugées trop coûteuses.

« Est-ce nécessaire de débloquer un tel budget pour l’accueil des commanditaires, des télédiffuseurs et des divers comités olympiques ?, s’est questionné Coates, en suggérant que la pandémie de COVID-19 a atténué leur enthousiasme. La plupart des télédiffuseurs n’auront probablement pas autant de commandites en raison du ralentissement économique. »

Coates a rappelé qu’il existe une différence entre les « incontournables » et les accessoires « superflus », qui pourraient être exclus lorsque les JO se mettront en branle le 23 juillet 2021.

Il a également assuré que les organisateurs des JO de Tokyo et le gouvernement japonais épongeront les milliards de dollars en dépenses supplémentaires.

Il a ajouté que le CIO versera « plusieurs centaines de millions de dollars » en aide d’urgence aux diverses fédérations sportives internationales et comités olympiques nationaux pour qu’ils traversent la crise actuelle. L’argent n’est pas destiné au comité organisateur ni au gouvernement japonais, qui s’affairent à préparer les JO.

Le président du CIO, Thomas Bach, a mentionné une telle contribution financière lors d’un entretien avec un quotidien allemand dimanche dernier, sans toutefois préciser l’identité des organisations qui en bénéficieraient.

« Nous ne resterons pas là à regarder nos fédérations sportives internationales s’effondrer les unes après les autres », a martelé Coates.

Le Japon est tenu d’absorber les dépenses supplémentaires, tel que stipulé dans le contrat ratifié en 2013 avec le CIO à la suite de l’octroi des JO à Tokyo. Le CIO et le comité organisateur japonais n’ont toujours pas révélé l’ampleur des coûts supplémentaires qui devront être épongés, mais des informations qui circulent au Japon avancent une hausse de 2 à 6 milliards de dollars, en surplus du budget actuel.

Le Japon a confirmé qu’il avait dépensé jusqu’ici 12,6 milliards, mais un rapport du vérificateur général du pays a mentionné que c’était deux fois plus que ça. Peu importe le montant, tout – sauf 5,6 milliards – sera absorbé par les contribuables japonais.