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Manchester en ordre de bataille

Wayne Rooney... (Photo:  AFP)

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Wayne Rooney

Photo: AFP

Emmanuel Barranguet
Agence France-Presse
Porto

Manchester United est prêt pour le sprint final: qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions après avoir renversé à Porto (1-0) une situation compromise (2-2 à l'aller) et toujours leader en Angleterre malgré l'humiliation infligée par Liverpool (1-4) il y a un mois.

Le doute pouvait s'insinuer dans l'esprit des Red Devils, battus à Fulham (0-2) huit jours après la correction subie contre le grand ennemi. Après la trêve internationale du début du mois, ManU a encore failli trébucher et laisser le fauteuil de leader anglais à Liverpool, car Aston Villa menait 2-1 à Old Trafford à dix minutes de la fin du match, avant qu'United ne s'impose (3-2) dans les dernières secondes et ne reprenne ensuite, progressivement, sa marche en avant.

Pour sortir indemne d'un mois très difficile, où chaque adversaire (le FC Porto, Aston Villa, et même le modeste Fulham) essayait de profiter de son passage à vide, le champion d'Europe et d'Angleterre (et du monde!) en titre s'est appuyé sur son jeu, son manager, et bien sûr ses grands joueurs.

«La principale différence avec la semaine dernière, c'était le retour de (Rio) Ferdinand, note Alex Ferguson, cela nous a donné une assise défensive qui a joué un rôle majeur dans nos succès par le passé. Je n'ai pas trouvé Porto très dangereux à vrai dire, ils ont eu quelques demi-occasions mais rien de plus.»

Remis de sa blessure aux adducteurs, Ferdinand a en effet écoeuré les attaquants de Porto, qui ont aussi eu bien moins d'espaces qu'à l'aller puisque c'est eux qui couraient après le score, dès la 6e minute et le but de Cristiano Ronaldo.

La 150e de Ferguson

Le Ballon d'Or aussi s'est remis à l'endroit après avoir été recadré par son entraîneur pour ses gestes de lassitude sur le terrain. Il avait déjà réussi un doublé contre Aston Villa (3-2) au coeur de la tempête qui a secoué MU depuis la fessée contre Liverpool.

«On a besoin de joueurs de cette trempe», synthétise Ferguson, évoquant «l'expérience de Giggs», «l'énergie de Rooney»... Et quand les cadres font défaut, un club du niveau de Manchester sait sortir une perle comme le jeune Italien Federico Macheda, 17 ans, deux fois sauveur: contre Villa le 5 avril, où il a arraché la victoire au bout du temps additionnel, et encore à Sunderland six jours plus tard où il a marqué le but victorieux (2-1, 76e) moins d'une minute après son entrée en jeu!

On a aussi besoin de manager du tonneau de l'Écossais. Du haut de ses 150 matches de C1, il ne s'est pas affolé malgré le 2-2 concédé. «Quand vous jouez votre 150e match, peu importe l'adversaire», lance-t-il.

L'oeil pétillant du compétiteur jamais rassasié ne trompait pas, mercredi soir en conférence de presse, Ferguson est focalisé sur les conquêtes de fin de saison: rejoindre Liverpool en tête des champions d'Angleterre (18 fois pour les Reds, 17 pour Manchester United), et arracher une troisième C1 personnelle (après 1999 et 2008), une quatrième pour son club (1968).

Manchester ne sort pas seulement intact d'un mois de doutes, il en sort grandi.




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